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Véhicule électrique : à quel TCO se fier ?

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Econocom : l'électrique, rentable au cas par cas

Pour cette entreprise de services spécialisée dans le numérique, l'introduction de véhicules électriques à sa flotte a été réalisée avec un TCO compétitif par rapport aux motorisations thermiques. Une rentabilité conditionnée par une définition très précise de leurs conditions d'utilisation.

Les neuf Renault Zoe et les deux Kangoo ZE ne représentent qu'une goutte d'eau à l'échelle des 1 500 cartes grises que compte la flotte d'Econocom. Pourtant, ces véhicules sont emblématiques de la démarche de l'entreprise qui consiste à expérimenter puis à mesurer les résultats pour faire évoluer sa car policy sur des bases solides. "Dans le cadre de notre démarche RSE, nous avons commencé par mettre des véhicules électriques à disposition de nos collaborateurs sous forme d'autopartage afin qu'ils puissent découvrir ce nouveau mode de déplacement", explique Arnaud Broust, responsable des achats, services et moyens généraux du groupe. À l'exception de véhicules affectés à certains clients sur des sites pour un usage captif, les principaux utilisateurs sont des techniciens qui n'ont pas de longs trajets à parcourir.

Déterminer la loi de roulage optimale

Comme les véhicules électriques coûtent cher à l'achat mais qu'ils sont peu en fonctionnement, le recours à l'autopartage augmente leur roulage. Econocom a prévu qu'ils puissent parcourir jusqu'à 5 000 km par mois. Pas davantage, leur faible autonomie limitant encore leur rayon d'action. Or, dans cette configuration, ces véhicules tirent très bien leur épingle du jeu, comme l'observe Arnaud Broust : "À partir de 1 150 km par mois, lorsque l'autonomie le permet, c'est-à-dire en zone urbaine ou pour des déplacements journaliers n'excédant pas 250 km par jour ou pour une utilisation captive sur un site, leur TCO devient plus intéressant que celui d'un modèle thermique équivalent. Par rapport à une citadine diesel, pour 20 000 km parcourus annuellement, l'économie est de l'ordre de 12 % sur le TCO", précise-t-il.

Les points forts du TCO

Premier atout : une consommation énergétique inférieure en raison d'une conduite plus coulée, du moins après que chaque conducteur a pris ses marques. "Lorsque nous affectons un véhicule électrique à un collaborateur, il arrive régulièrement qu'il désactive le mode "éco" pour bénéficier de toute la puissance offerte par la motorisation électrique. Cette pratique est généralement constatée durant les trois premiers mois d'utilisation. Par la suite, la tendance s'inverse, le conducteur cherchant au contraire à maximiser l'autonomie du véhicule en anticipant ses freinages et en adoptant une conduite plus souple", constate Arnaud Broust. Deuxième point fort : leur autonomie limitée ­dissuade naturellement les collaborateurs ­d'emprunter ces véhicules pour convenance personnelle, le soir ou le week-end, d'autant plus que leur ­carrosserie arbore un marquage volontairement peu ­discret. Résultat : un kilométrage parcouru inférieur de 60 % à celui des modèles thermiques. Dernier atout, le stationnement gratuit aux points de charge représente une économie substantielle de 500 € mensuels par véhicule.

Avec ou sans borne

Ce calcul du TCO ressort positif mais il n'intègre pas l'investissement dans des infrastructures de recharge. "Nous continuons d'équiper nos principaux sites d'une borne de chargement pour procurer aux salariés ayant fait le choix de l'électrique un avantage non négligeable : le stationnement réservé. L'investissement par site est de l'ordre de 5 000 € (borne plus travaux). Sur Paris et la région parisienne, nos collaborateurs utilisent l'abonnement à Autolib' ainsi que les parkings Vinci pour recharger", ajoute Arnaud Broust. Les collaborateurs rechargent également chez des clients tels que les collectivités locales, qui ont déployé leurs propres infrastructures. Quant aux sinistres, match nul avec les thermiques. La gravité et la fréquence sont similaires, ce qui s'explique par des utilisations principalement en zone urbaine.

Lire la tribune de Yann Guillaud page 4 - L'approche TCO est-elle favorable au développement des flottes électriques?

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Jean-Philippe Arrouet

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