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Le Daf, une boussole pour piloter le changement ?

Publié par Florian Langlois le - mis à jour à
Le Daf, une boussole pour piloter le changement ?

Véritable business partner au sein de son entreprise, le Daf endosse également la casquette de pilote lors des principales transformations, notamment concernant la question de la RSE. Cela passe par une communication accrue avec ses différents partenaires.

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La fonction de Daf n'a cessé d'évoluer ces dernières années. Aujourd'hui, il n'est plus seulement gardien du temple, le Daf est désormais un maillon essentiel dans le développement et la croissance d'une entreprise. C'est également cette perception que les employés ont du Daf de leur entreprise. Selon une étude publiée fin juillet par Anaplan, société proposant une solution SaaS de planification, 85% des employés interrogés perçoivent les Daf comme enclins à comprendre les réalités opérationnelles. Ce qui permet au Daf d'avoir en quelques sortes le rôle de boussole au sein de son entreprise. « Le directeur financier n'est plus seulement quelqu'un qui est juste là pour compter mais c'est véritablement quelqu'un qui donne et partage de l'information auprès des différentes unités de l'entreprise pour les rendre plus performantes. On demande aujourd'hui au Daf d'aider les différents business unit et les différents process de l'entreprise à s'améliorer, » commente Brice Faure, DG France d'Anaplan.

La communication : élément clé

Ce rôle implique de nouvelles compétences pour le Daf avec une soft skill qui prend une importance toute particulière : la communication. En effet, 82% des Daf interrogés et 86% de leurs collaborateurs s'accordent à dire qu'une meilleure communication permettrait d'améliorer la dynamique humaine tout en minimisant les perturbations. Ils sont aussi nombreux à penser que les défis auxquels leur entreprise a été confrontée depuis deux ans, tels que la transition vers le travail hybride et la volatilité de la supply chain, auraient pu être mieux abordés avec une communication plus forte entre les départements. « On parle ici de communication mais le terme le plus approprié est plutôt collaboration, complète Brice Faure. L'enjeu est de favoriser la collaboration entre tous les services. Aujourd'hui, lorsqu'une entreprise fait face à des évènements aussi perturbants que la crise du Covid ou des changements majeurs au niveau des marchés qui les amènent à se révolutionner, la notion de collaboration interne devient vitale. Il faut alors être agile, agir vite, changer ou repenser son organisation. La collaboration est alors essentielle afin d'effectuer ces changements le plus rapidement possible, ce qui peut engendrer un gain énorme. »

Un rôle central concernant la RSE

L'étude pointe également le rôle prépondérant du Daf sur un des sujets majeurs du moment, à savoir la question de la RSE. De cette façon, 85 % des chefs d'entreprise interrogés considèrent que la RSE est avant tout un sujet de préoccupation pour le Daf et estiment qu'il s'agit du deuxième plus grand défi actuellement pour eux (contre le cinquième pour les Daf), juste après le suivi des changements réglementaires.

Par ailleurs, parmi les cinq principales responsabilités que l'entreprise considère comme relevant du Daf, trois sont directement liées à la RSE. A savoir le fait de mesurer et rendre compte des initiatives RSE (36%), de faire face aux nouvelles réglementations énergétiques/environnementales (33%) et de diriger la stratégie RSE (33%). Des Daf qui considèrent à 78% qu'ils relèvent correctement ce défi de la gestion de la RSE, soit 13 points de moins que leurs collègues (91%). "Sur cette partie RSE, le Daf a très clairement un double rôle. Le premier consiste à être capable de positionner l'entreprise comme étant conforme, innovante et efficiente par rapport aux sujets environnementaux et sociaux et ainsi d'obtenir de meilleurs ratings et donc potentiellement de meilleurs financements ou de meilleurs taux. Son autre rôle, la partie la moins visible de l'iceberg, est de comprendre les différents enjeux de ses partenaires internes de manière à mettre en place des forces de vente pour pouvoir atteindre des objectifs. C'est cet éveil qui permettra d'avoir des discussions avec différents responsables pour pouvoir les amener à repenser leur rôle et les décisions qu'ils vont prendre pour, par exemple, faire baisser l'empreinte carbone de l'entreprise," conclut Brice Faure.

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