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Finance verte : où placer sa trésorerie ?

Publié par le | Mis à jour le
Finance verte : où placer sa trésorerie ?

Fonds obligataires, investissement participatif vert, assurance-vie... voici quelques outils qui permettent aux entreprises et directions financières d'aligner stratégie financière et RSE.

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Pour les particuliers, et encore plus pour les entreprises, la volonté d'investir dans des placements qui ont du sens et qui rapportent, mais qui prennent aussi en compte les problématiques de notre société comme l'écologie ou l'impact social prend de l'importance. Une opportunité pour les directions financières de revoir la façon de gérer la trésorerie de leur entreprise, et de répondre aux exigences des actionnaires. " Il y a une volonté de plus en plus forte de faire de l'impact investing. Le placement de la trésorerie doit servir à l'activité de l'entreprise. Les normes comptables imposent aux grands corporates une garantie et une liquidité du capital, ce qui réduit les solutions possibles ", explique David Guyot, associé fondateur de Pandat finances, courtier spécialisé dans l'optimisation des placements.

Première solution possible : les OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) monétaires. Ce sont des titres de créances court terme émises par des banques ou par des entreprises, relativement liquides donc et souscrits pour la sécurité du capital investi. " Les OPCVM ont fait un travail important pour devenir les plus vertueux possible et intégrer les contraintes environnementales sociales et de gouvernance. Elles tendent toutes vers l'ESG et certaines ont obtenu le label ISR (investissement socialement responsables) ", détaille David Guyot.

Seul défaut de ces placements : les rendements sont négatifs. Pour faire fructifier leur trésorerie, les directions financières ont donc tout intérêt à laisser de l'argent sur les comptes à terme fléchés. De plus en plus de banques s'engagent à allouer les montants ainsi placés au financement de projets à dimension ESG et offrent une totale transparence sur les produits financés. C'est le cas de la banque mutualiste Arkea, qui donne une partie de ces fonds à des associations, ou de la banque de transition énergétique, qui est une émanation de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes (groupe BPCE). "Ces placements peuvent devenir rentables au bout de deux ans autour de 0,20%", ajoute l'expert.

Le financement participatif vert

Autre produit court terme : le financement participatif des énergies renouvelables. De plus en plus d'acteurs comme Enerfip ou Lendosphere, des plateformes de financement participatif dédiées aux énergies renouvelables soucieuses, proposent le financement de projets écologiques, liés aux énergies renouvelables comme des installations photovoltaïques ou l'éolien. A la clé : un rendement de 3,75% selon Enerfip.

L'immobilier

Deuxième support d'investissement : les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Audit des émissions de CO2 et des économies d'énergie réalisées, lutte contre l'obsolescence des bâtiments, respect de la relation avec le locataire, signature de baux verts... Pour pouvoir être labellisés ISR, les immeubles dans lesquels les investisseurs peuvent souscrire des parts par le biais de sociétés de gestion doivent prendre en compte toute une série d'indicateurs qui permettent de donner du sens aux placements des investisseurs. Avec un taux de rendement moyen de 4% l'année dernière, le secteur séduit les épargnants qui peuvent désormais investir dans des immeubles de bureaux ou des commerces prenant en compte des critères ESG et financer la construction de cliniques, de crèches voire même d'écoles. PFO2, la première SCPI à avoir placé une démarche environnementale au coeur de sa gestion, dès 2009 est un des acteurs de référence et une valeur sûre dans l'immobilier . " Ces solutions sont toutefois moins liquides, ce qui pourrait refroidir les ardeurs des entreprises qui recherchent plus volontiers des placements de maturité inférieure à dix ans ", prévient David Guyot

Autre support dans l'immobilier plus liquide et plus court terme : la SCI. Il présente l'avantage d'être plus liquide et de présenter des rendements tout aussi performants, autour de 5%. Différentes SCI peuvent transformer de l'habitat de bureau en logement, d'autres peuvent aider des personnes âgées comme SCI ViaGénérations, un fonds viager spécialisé dans le maintien à domicile des seniors.

Les fonds obligataires

Il est aussi possible de se diriger vers les marchés obligataires et les contrats de capitalisation, qui ressemblent à un contrat d'assurance-vie. Proposé par les assureurs, ce produit d'épargne permet de placer sa trésorerie sur plusieurs types de supports, notamment un fonds en euros au capital garanti et une gamme d'OPCVM (fonds de placement collectifs) dont la performance dépend des marchés financiers. " Les actifs de l'assureur ne sont pas ISR, mais ces acteurs, tout comme les banques, font des efforts, pour converger vers plus de responsabilité au niveau gouvernance. Les entreprises vont se référer au rapport RSE de l'assureur avant de choisir leur support ", conseille David Guyot. Ce type de contrat donne accès à deux types de support : le fonds en euros, un support à capital garanti dont le rendement, nettement supérieur aux produits bancaires, est déterminé et versé annuellement, en janvier de l'année N+1 au titre de l'année écoulée et les unités de compte. Ce sont des fonds de placement investis sur un segment de marché précis (actions, obligations, matières premières, immobilier...).

Les actions

Dernière option : investir dans des supports actions à impact, qui permettent d'acheter des indices green, à impact sociétal et environnemental soit par l'intermédiaire de fonds communs de placements soit par l'intermédiaire de produits sur mesure ou structurés. Ces supports d'investissements s'orientent désormais vers des entreprises qui prennent en compte les enjeux d'une transition vers une économie durable.

Leurs performances : "on peut faire tout ce qu'on veut avec des produits sur-mesure, sortir du 5% ou du 10% ", rapporte David Guyot. Revers de la médaille : les montants investis sur ces supports restent sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant de l'évolution des marchés financiers. Il y a donc un risque de perte de capital à considérer avant d'investir.


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