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Le crédit bancaire : principale source de financement des trois quarts des entreprises familiales

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Le crédit bancaire : principale source de financement des trois quarts des entreprises familiales

Malgré le durcissement des conditions d'accès aux crédits, les entreprises familiales françaises privilégient le recours à leurs banquiers pour financer leur croissance, selon une étude du cabinet PwC et du Family Business Network.

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À rebours de la désaffection ambiante pour les financiers, 77 % des entreprises familiales françaises considèrent leurs banques comme un véritable partenaire qui sait s’adapter à leurs besoins et y répondre rapidement et efficacement, très souvent depuis plusieurs générations. Ce constat est dressé par une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) et du Family Business Network (FBN), réalisée auprès de 270 dirigeants d’entreprises familiales – qui doivent avoir au moins 25 % des droits de vote détenus par la famille du dirigeant ou par le dirigeant lui-même – et publiée fin octobre. Sans surprise, le financement bancaire reste la source principale de financement pour 73 % des répondants, même si les octrois de crédits par les banques sont resserrés. Toujours soucieuses de conserver leur indépendance et de sécuriser leur pouvoir décisionnel, les entreprises familiales préfèrent avoir recours à des modes de financement qui leur assurent un contrôle capitalistique le plus total et une prise de risque minimale. L’autofinancement vient donc au deuxième rang des sources de financement citées par les entreprises familiales, signe d’une grande prudence. Le crédit-bail reste, néanmoins, une source de financement non négligée : 35 % d’entre elles adoptent cette technique de financement qui permet à l’entreprise de garder là aussi son indépendance.

Un nouvel intérêt pour le financement obligataire

Enfin, seule une minorité des répondants considère que l’entrée en Bourse peut apporter une dynamique positive dans le développement de l’entreprise en confrontant celle-ci à la pression des marchés. Cela dit, les entretiens individuels des dirigeants de ces PME ont fait ressortir des évolutions qui n’apparaissent pas dans l’étude, comme le souligne Bernard Gainnier, directeur général en charge du développement des PME/ETI chez PwC : « Les ETI commencent à s’ouvrir à d’autres modes de financement alternatifs, et notamment aux émissions obligataires récemment adaptées par le NYSE-Euronext aux contraintes des entreprises de taille modeste via son offre IBO. Face à la difficulté d’obtenir des financements couvrant la totalité de leurs besoins de croissance, les entreprises de taille intermédiaire s’intéressent de plus en plus à ces modes de financement non dilutifs et de plus en plus compétitifs par rapport au financement bancaire classique. » Autre particularité des entreprises familiale soulignée par l’étude : leur vision sur le long terme qui se traduit notamment par un taux de réinvestissement important de leurs dividendes tout en s’inscrivant dans une gestion prudente : 57 % des répondants ont réinvesti entre 1 à 10 % des bénéfices réalisés dans l’entreprise et 17 % des répondants ont réinvesti 25 % ou plus, notamment les ETI dans la moitié des cas.

Source : étude mondiale PwC sur les entreprises familiales, réalisée avec le FBN France.

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Houda El Boudrari

Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
rédactrice en chef

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