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Binôme DAF-DRH : une logique gagnante

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Binôme DAF-DRH : une logique gagnante

La capacité du DAF et du DRH à coopérer va devenir vitale à la survie des entreprises. Les plans à moyen terme doivent se réadapter au mois le mois. Le recrutement, la fidélisation et l'adéquation des talents exigent désormais remise en cause et agilité.

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La Direction Administrative et Financière et la Direction des Ressources Humaines n'ont à première vue pas de proximité naturelle évidente. D'un côté, une fonction financière qui manie les chiffres et priorise la maîtrise des coûts. De l'autre, une profession qui défend le lien social, le pilotage de l'humain, plus difficilement mesurable. Des métiers totalement différents donc que la crise pourrait avoir rapprochés. " La crise ne crée pas de nouvelles tendances, mais elle a accéléré beaucoup de choses, y compris la capacité des entreprises à mettre de plus en plus d'humain dans les relations professionnelles et à comprendre l'importance du binôme DAF-DRH ", estime Pascal Ferron, vice-président de Walter France. Selon l'expert, l'un ne peut pas fonctionner sans l'autre car l'ensemble des entreprises ont une impérieuse nécessité de s'adapter très vite. " Il n'y a plus de place aux ego mal positionnés avec des périmètres d'intervention très limités. Il faut que tous les membres du comité de direction travaillent de manière très souple ensemble pour embarquer dans les changements les hommes et les femmes qui composent les équipes ", ajoute-t-il.

Une meilleure gestion des talents

La coopération DAF- DRH est d'autant plus cruciale que l'entreprise connaît une période de ralentissement économique. La première des problématiques à prendre en compte : l'ajustement presque en temps réel des besoins et des ressources humaines tant sur le plan quantitatif que qualitatif (les compétences). " Il est très difficile pour un Daf d'anticiper les choses avec les décisions gouvernementales de déconfiner et de reconfiner. Il doit donc partager avec la direction des ressources humaines les tableaux de bord, revoir les chiffres en permanence, adapter de façon permanente les ressources au planning prévisionnel et décider en moins de 48 heures de mettre en télétravail les salariés, poursuit Pascal Ferron. Le DRH doit se son côté être informé des problématiques de trésorerie, du mécanisme d'exonérations et de remboursement de charges, de la mise en place de l'activité partielle pour faire évoluer la masse salariale à la semaine et ainsi faire preuve de pédagogie et de communication auprès des équipes ".

Leur coopération, de par les choix et options prises, doit donc permettre de contribuer à la performance économique et sociale. La décision de certaines entreprises de profiter de la crise et d'une période de ralentissement d'activité pour former à distance certains de leurs salariés est un exemple de concertation réussie et de coopération entre les DAF et les DRH. " Cela permet aux PME et aux ETI d'accentuer leur compétitivité et de prévoir la sortie de crise. A terme, cette démarche permet de croître plus vite et plus fort ", assure Pascal Ferron.

Selon une étude EY sur la contribution du binôme DAF/DRH à la performance de l'entreprise publiée en 2014, 41% des entreprises sondées ont constaté une augmentation de 10% de leur EBITDA. Plus de 4 structures sur 10 ont par ailleurs connu un renforcement de l'engagement de leurs employés (contre 9% pour les autres entreprises) et une amélioration de la productivité de leurs employés.



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