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Les inégalités salariales femmes-hommes persistent dans la fonction finance

Publié par Florian Langlois le - mis à jour à
Les inégalités salariales femmes-hommes persistent dans la fonction finance

La fintech française Spendesk a mené un enquête sur les salaires au sein de la fonction finance. L'occasion d'observer des disparités entre les salaires des femmes et ceux des hommes ainsi que d'importantes différences selon l'âge et le poste des salariés.

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L'année dernière, les femmes gagnaient, en équivalent temps plein et sur l'ensemble des métiers, 16,8% de moins que les hommes occupant le même poste selon l'INSEE. Un chiffre qui se retrouve également au sein des différentes fonctions finance des entreprises, en Europe et dans le monde. La fintech française Spendesk, qui propose une solution de gestion de dépense professionnelle, a mené une étude à ce sujet auprès de 800 responsables et directeurs financiers. La majorité des répondants travaillent en Europe, notamment en France, en Allemagne et au Royaume-Uni et 70 % sont des hommes.

L'information marquante à retenir de cette étude est que les profils féminins sont toujours, en moyenne et à poste équivalent, moins bien rémunérées que leurs confrères masculins. Ainsi, sur toutes les personnes interrogées, le salaire annuel moyen féminin est de 103 000€ contre 116 500€ pour les hommes, soit une rémunération de 13% supérieurs à celle des femmes. En France, cette différence est de 15%, avec une rémunération annuelle moyenne de 78 500€ pour les femmes et de 90 500€ pour les hommes. Cet écart est important mais la France reste tout de même plus proche de la parité que ses voisins européens, comparés aux 30% d'écart salarial en Grande-Bretagne ou aux 29% en Allemagne.

Des disparités selon l'âge et le poste

Ces inégalités salariales sont également visibles selon les différents rôles des salariés au sein de la fonction finance, les postes les plus haut placés étant ceux où les salaires entre les hommes et les femmes sont les plus proches. Ainsi, le salaire moyen en Europe et aux États-Unis d'une femme Daf est de 131 500 €, alors que l'équivalent masculin est en moyenne de 136 000 €, soit un écart de 3,5%. Plus bas dans la hiérarchie, les écarts salariaux sont beaucoup plus marqués. L'étude rélève par exemple un écart de rémunération de 22% pour les responsables de la planification financière, le salaire moyen d'une femme occupant ce poste étant de 59 000 € contre 72 000 € pour son homologue masculin.

Ce déséquilibre dans les rémunérations est également observable selon l'âge des financiers. Les femmes âgées de 25 à 30 ans soint ainsi payées en moyenne 24% de moins que les hommes du même âge. Entre 30 et 40 ans, l'écart se réduit à 10%, tandis qu'entre 40 et 50 ans, il se creuse de nouveau : les femmes seniors gagnent ainsi 20,5% de moins que des hommes occupant le même poste.

Les femmes plus satisfaites de leur rémunération

Selon Spendesk, cet écart salarial peut s'expliquer en partie par "des exigences et des aptitudes en matière de négociations salariales. Les femmes se contentent en général d'une somme inférieure à celles exigées par leurs homologues masculins". Et paradoxalement, bien qu'elles soient en moyenne moins payées, les femmes se déclarent être plus satisfaites de leur rémunération (67% d'entre elles) que les hommes (55%).

« L'écart de rémunération persistant entre les sexes devrait être une préoccupation pour toutes les entreprises, qui doivent clairement faire plus pour créer une échelle salariale plus juste. Les employeurs qui n'offrent pas une rémunération et une flexibilité équitables à leur personnel risquent de perdre les meilleurs talents dont ils ont besoin pour assurer leur croissance. » déclare Rodolphe Ardant, fondateur et CEO de Spendesk.

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