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Cryptomonnaie : une classe d'actifs financiers comme les autres ?

Publié par Marie-Amélie Fenoll le | Mis à jour le
Cryptomonnaie : une classe d'actifs financiers comme les autres ?
© Sergey Tarasov - Fotolia

A côté de la cryptomonnaie qui reste encore anecdotique pour les financiers figurent également les stablecoins ou les futures monnaies numériques émises par les Banques Centrales. Comment y voir plus clair?

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Bitcoin, ethereum, dogecoin, ... on ne compte plus les cryptomonnaies en circulation et dont le cours flambe sur les places boursières. Après une hausse du bitcoin, c'est désormais au tour du dogecoin de voir son cours flamber de 500% en 3 jours grâce notamment aux annonces d'Elon Musk, patron emblématique de Tesla. Si l'usage de ces cryptomonnaies laisse encore perplexe les financiers, il s'agit néanmoins d'un sujet d'observation pour les financiers et les banques centrales.

Une classe d'actifs "sulfureux"

" La banque Goldman Sachs considère ces cryptomonnaies comme une nouvelle classe d'actifs financiers. Et si ces actifs étaient perçus autrefois comme sulfureux, ils font toujours peur. Cependant aujourd'hui, on peut acheter de l'immobilier, une Tesla, ... ", énumère Pierre Lahbabi CEO de Gallit, filiale du groupe Sopra Steria, spécialisé dans le conseil, l'assistance à projet, les solutions de paiement et la formation. Ainsi, la plate-forme de paiement en ligne Paypal a annoncé le 31 mars dernier, la possibilité de payer en cryptomonnaie sur son site dans les mois à venir.

L'éthereum, cryptomonnaie de référence pour les ICO

Si le bitcoin décolle sur la place boursière, l'éthereum est connue comme la cryptomonnaie de référence pour les ICO (Initial Coin Offering ou offre public de jetons) et arrive en deuxième position après le Bitcoin en termes de capitalisation boursière. L'AMF rappelle que l'investissement dans une offre au public de jetons comporte des "risques de perte partielle ou totale du capital investi". Aucune garantie n'est donnée quant à la liquidité des jetons au cours de l'offre, l'existence effective d'un marché secondaire permettant d'échanger ces jetons, ni même leur valeur en devise (Euro, Dollar, etc.).

" Si certaines entreprises peuvent investir dans le bitcoin dans le cadre de la diversification de leurs placements, cela reste un petit pourcentage de fonds à placer ", souligne le CEO de Galitt. Car, la cryptomonnaie comme le bitcoin est gérée de manière décentralisée. Son cours est volatil et sa valorisation est en fonction de l'offre et de la demande. Une cryptomonnaie est une monnaie numérique qui circule librement sur internet, liée à un système de cryptage, et décentralisée, c'est-à-dire sans autorité de contrôle.

Stablecoins et monnaies digitales

A côté de ces cryptomonnaies au cours volatil, on trouve les stablecoins qui sont des cryptomonnaies dites stables. Elles sont conçues pour que la volatilité de leurs cours soit la plus faible possible. Elles peuvent pour cela être adossées à une monnaie fiduciaire, souvent le dollar. C'est le cas du leader Tether, du DAI ou plus récemment du lugh. Ainsi, le lugh est le premier actif numérique français adossé à l'euro lancé le 17 mars dernier par le groupe Casino, avec la Société Générale, Coinhouse, spécialisé de l'investissement en cryptoactifs et le cabinet d'audit PwC.

De leur côté, de nombreuses banques centrales mondiales expérimentent la possibilité de baser leurs propres monnaies fiduciaires sur le même modèle que les stablecoins. Ainsi, la Chine avec le crypto-yuan, la Suède avec l'e-krona ou la Corée du Sud avec le crypt-won réfléchissent au lancement d'une monnaie digitale. En octobre 2020, l'archipel des Bahamas a été ainsi le premier pays à déployer sa monnaie numérique de Banque centrale (ou Central bank digital currency (CBDC)) baptisée le " sand dollar ". De son côté, la Banque de France a lancé en mai 2020 un appel à candidature pour des expérimentations de monnaie digitale de banque centrale (MDBC) dans les règlements interbancaires.

Ces nombreuses initiatives ont notamment été déployées en réaction à l'annonce du géant Facebook qui avait annoncé le lancement de sa propre cryptomonnaie le diem (anciennement baptisé libra), comme une nouvelle monnaie universelle adossée à un panier de monnaies fiduciaires et qui permettrait d'échanger de la valeur avec les utilisateurs du réseau Facebook.

Si le sujet des cryptomonnaies est en plein effervescence, cela reste encore anecdotique sur les places financières. Ainsi, la Nouvelle-Zélande, devenu le premier pays à autoriser le paiement des salaires en bitcoins, le 1er septembre 2019 demeure très largement une exception.



















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