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3 - Notation extrafinancière : un processus assez lourd où le client est roi

La notation extrafinancière d'une entreprise peut notamment être demandée par des investisseurs souhaitant estimer la responsabilité sociale et environnementale d'une entreprise avant de l'intégrer à leur portefeuille.

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La notation extrafinancière d'une entreprise peut également être effectuée à la demande de l'entreprise elle-même. Généralement, les évaluations des agences de notation extrafinancière s'appuient sur les documents publics de l'entreprise (bilan social, liasses fiscales...). Ces informations sont complétées par des questionnaires, des entretiens avec le management, des représentants du personnel, voire des partenaires de l'entreprise (fournisseurs, clients, ONG...). Reste que les méthodes varient selon les agences. "Nous nous penchons sur six domaines : les droits de l'Homme, le capital humain, la gouvernance, l'éthique des affaires, l'environnement et l'engagement sociétal, énumère Fouad Benseddik. Pour chacun, nous avons défini un certain nombre de critères. Au total, 25 à 28 critères sont activés par entreprise. Ils sont pondérés en fonction du secteur d'activité et de la taille de celle-ci." Chez EthiFinance, les domaines examinés pour l'évaluation sont assez proches : gouvernance, capital humain, environnement et parties prenantes extérieures (fournisseurs, clients, société civile...). "En amont, nous déterminons l'activité et l'implantation de l'entreprise, précise Guillaume Marion, analyste RSE chez EthiFinance. En fonction de cela, nous allons pondérer notre centaine de critères. Au final, nous aboutissons à une note sur 100. L'analyse peut varier en fonction de la demande du client. Par exemple, une congrégation religieuse qui gère la retraite de ses membres refusera d'investir dans l'industrie des jeux d'argent ou de la pornographie."

"La notation extrafinancière est un processus assez lourd, précise Aurélie de Barochez, chargée d'études ISR chez Novethic. C'est généralement plus facile pour les entreprises cotées, dans la mesure où elles ont déjà une obligation de publication (rapport annuel et rapport de développement durable), tandis que les entreprises de taille plus modeste ne disposent généralement pas de toutes les ressources en interne pour répondre à certaines questions. Ainsi, l'analyse d'une entreprise non cotée nécessitera un dialogue plus fourni."

Yann Petiteaux

Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
rédactrice en chef

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