En ce moment En ce moment

L'épargne positive : un investissement à impact sociétal

Publié par Marie-Amélie Fenoll le - mis à jour à
L'épargne positive : un investissement à impact sociétal
© BillionPhotos.com - stock.adobe.com

Qui n'a pas rêvé de faire fructifier son épargne en investissant dans un projet ayant un fort impact sociétal? C'est ce que propose la fintech We Do Good, pionnière dans le financement en royalties auprès des particuliers mais aussi des entreprises. Un modèle d'épargne positive.

Je m'abonne
  • Imprimer

Participer à changer le monde grâce à son épargne? C'est en substance ce que propose la fintech nantaise We Do Good, plate-forme pionnière dans le financement en royalties basée sur le crowdinvesting ou financement participatif, en lançant un produit d'épargne positive à destination des particuliers.

Investir dans un projet à fort impact social

"On veut permettre à chacun d'investir à 100 mètres de chez soi" précise Susana Nunes, l'une des co-fondatrices de We Do Good, dans le communiqué de lancement. "Ce produit promet une transparence financière avec un rendement intéressant de 3% par an et un impact sociétal fort. Le particulier devient alors acteur de la transition écologique", explique Jean-David Bar, cofondateur et CEO de la fintech nantaise We Do Good. Le montant minimal d'investissement est de 10 euros.

Les projets proposés concernent des thématiques allant de la qualité de l'air au zéro pesticides en passant par la qualité de l'air avec des bateaux solaires, des véhicules électriques, des ruches ou encore de l'électronique équitable avec des durées d'investissement variables. Celles-ci peuvent être de 3 ans pour un téléphone équitable et de 20 ans pour l'installation de panneaux photovoltaïques chez des particuliers.

D'une manière générale, le royalty crowdfunding ou financement en royalties permet aux entrepreneurs de mobiliser des investisseurs sans diluer leur capital, et de reverser des montants proportionnels à leur chiffre d'affaires à la différence des échéances fixes d'un prêt et de bénéficier d'un retour financier progressif sans sortie à gérer. Les entreprises peuvent amortir leur investissement.

Concrètement, tous les trois mois, chaque investisseur touche une partie du chiffre d'affaires du projet financé. Plus le projet monte en puissance et engrange des résultats, plus l'investisseur est gagnant. A chaque fois que les épargnants auront atteint le montant nécessaire, le bien financé est alors acheté et confié à une société partenaire qui va les louer à ses clients. C'est le fruit de cette location qui est alors reversé sous forme de royalties aux épargnants.

L'épargne positive : une autre façon de placer sa trésorerie

Les entreprises elles-mêmes peuvent être intéressées par des produits de ce type et investir à leur tour dans le but d'un placement de trésorerie, "ayant en plus de l'intérêt financier, une forte dimension sociétale (soutien économique d'entreprises du territoire, placement responsable en phase avec l'engagement RSE répondant à des critères ESG, etc...)" souligne le communiqué de presse. "On peut imaginer par exemple une entreprise qui va aider son fournisseur", souligne le CEO de We Do Good.

Aujourd'hui, 12% des montants investis dans les différents produits proposés par la fintech le sont par des personnes morales et/ou des entreprises. Soit, 38 entreprises en 2019 qui ont investi dans des projets de ce type. "Principalement des PME", souligne Jean-David Bar, cofondateur et CEO de We DO Good. "D'un point de vie financier, cela est très intéressant car d'une manière générale les taux sont très bas. Et c'est un élément différenciant". En effet, les entreprises sont souvent fières de mettre en avant de telles initiatives. "Et rien n'empêche les entreprises de proposer à leurs salariés d'investir eux-mêmes dans des produits de ce type", conclut le CEO de We Do Good. Une autre façon de donner du sens à son épargne autrement que dans le simple cadre de l'épargne salariale.





Je m'abonne

La rédaction vous recommande

Marie-Amélie Fenoll

Marie-Amélie Fenoll

Journaliste

Journaliste depuis près de 6 ans, j’ai rejoint l’univers des achats et de la presse professionnelle en 2010. Un nouveau monde s’est ouvert à moi sur le [...]...

Voir la fiche
Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
rédactrice en chef

La Lettre de la Rédac

Chaque semaine, l'essentiel de l'actu

Sur le même sujet