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Adoptez de bonnes pratiques de télétravail

Publié par Florian Langlois le | Mis à jour le
Adoptez de bonnes pratiques de télétravail

Avec la pandémie, le télétravail, au moins partiel, est devenu la norme dans grand nombre d'entreprises. Orange, HPE France et Dynergie ont été récompensé pour leurs bonnes pratiques de télétravail par le label WIWO. Une question se pose alors : comment faire pour instaurer un télétravail plus durable ?

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HPE France, comme Orange et Dynergie, a reçu en novembre dernier le label WIWO (Work In Work Out) délivré par Incitu pour ses bonnes pratiques de télétravail mises en place pendant la pandémie. « L'idée était de rendre visible toutes ces structures qui ont su mettre en place de bonnes pratiques de télétravail » détaille Stéphane Théry, Chef de projet du Label WIWO.

Du côté d'HPE, le groupe n'a évidemment pas attendu la crise sanitaire de 2020 pour mettre en place des premières pratiques. Ces dernières datent en réalité de plus d'une dizaine d'année, comme l'explique Laurence Commandeur, HR Manager business and Labor Relation chez HPE France. « On a plusieurs entités et plusieurs sites avec des personnes qui travaillent dans des sections internationales. A l'époque, l'idée était de vérifier que les collaborateurs ne travaillaient pas 24 heures sur 24, du fait d'échanger avec des équipes partout dans le monde. Nous avons accordé une grande flexibilité et une grande marge d'autonomie aux collaborateurs, car ils travaillaient en mode forfait et pouvaient ainsi s'organiser comme ils le souhaitaient pour atteindre leurs objectifs dans le respect des heures de repos. »

Un accompagnement nécessaire

Avec la crise du Covid, HPE a mis en place de nouvelles pratiques pour faire face au télétravail obligatoire instauré en mars 2020. « On a implanté un plan d'accompagnement très structuré en proposant des sessions de formation qui définissent ce qu'est une journée type quand on passe en télétravail avec ses écueils potentiels. On a donné des conseils sur tous les plans, physique comme mental comme par exemple le fait de bouger de son bureau ou de penser à bien s'hydrater. On a enfin mis en place un réseau de vigilance, constitué de plusieurs managers, qui vérifiaient si des collaborateurs décrochaient. Un retour au bureau une journée pouvait alors être autorisée de manière exceptionnelle pour casser le rythme et recréer un peu de collectif » reprend Laurence Commandeur.

Ils ont aussi organisé divers exercices qui avaient pour but de sortir les collaborateurs de leur routine quotidienne. « On a également institué des ateliers de yoga du rire ou de méditation pour commencer la journée autrement. On jugeait essentiel d'avoir des techniques pour se relaxer, d'avoir des temps de pause. »

Un travail dans le temps

Si HPE a pu mettre en place ces nouveaux procédés et ainsi décrocher ce label, c'est grâce à ces 10 ans de pratique. Laurence Commandeur conseille ainsi d'instaurer à long terme une culture du changement. « Ma recommandation, c'est de travailler sur la gestion du changement. Il est aussi important d'avoir les techniques d'accompagnement de ce changement. La confiance est également essentielle. A partir du moment où on a des collaborateurs motivés, il n'y a pas de raison de douter d'eux. Au final, c'est un grand avantage, avec une grande flexibilité qui n'entache pas la productivité, bien au contraire. »

Stéphane Théry rajoute de son côté une recommandation, qui s'articule autour d'un maitre mot : l'expérimentation. « Selon l'effectif, je peux conseiller aux entreprises de tester sur un échantillon contenant des managers, des collaborateurs et ensuite dupliquer sur un plus grand nombre. »

Le label WIWO est destiné à des entreprises de toute taille, à partir du moment où elles peuvent justifier d'une antériorité de télétravail à minima de 18 mois et de la mise en place de bonnes pratiques. Et il peut se révéler être un vrai plus pour ces entreprises. « Ce label permet de développer la marque employeur de l'entreprise, ce qui peut être extrêmement bénéfiques, notamment dans la guerre de talents qui existe aujourd'hui. Il est possible d'aller courtiser des profils, surtout que l'on sait que les jeunes sont de plus en plus sensibles à cette question du télétravail » conclut Stéphane Théry.

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