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Près de 60 milliards d'euros dans les fonds d'actifs verts non cotés en Europe

Publié par Agathe Cathala le - mis à jour à
Près de 60 milliards d'euros dans les fonds d'actifs verts non cotés en Europe
© Anett Bakos - Fotolia

Champ encore peu exploré de la finance durable, les fonds d'actifs verts européens non cotés sont tout de même de plus en plus en plus attractifs. Bien que ce regain d'intérêt soit dirigé vers leur rentabilité plutôt que leur impact environnemental, cela pourrait être amené à changer.

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C'est une nouvelle petite portion de marché. Les fonds verts non cotés, au nombre de 223, représentent 57.6 milliards d'actifs, et 6.5% des encours non cotés en Europe. Il s'agit du résultat de l'étude "Les promesses des fonds verts non cotés européens", menée par Novethic avec le soutien de l'ADEME, et rendue publique mardi 29 janvier 2019.

Les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce type de fonds. Il faut dire que l'Accord de Paris de 2016 a permis d'impulser un nouvel élan, enregistrant un record de collecte de 12 milliards investis sur 35 fonds. La plus grande part de ces fonds est tournée vers les énergies renouvelables (46%), qui comptabilisent plus de 26 milliards d'actifs et qui misent plutôt sur le refinancement d'actifs en production. Viennent ensuite le climat (25%), le durable (14%), l'environnement (13%) puis l'eau (1%).

Pour autant, la demande reste modeste. Il y a encore trop peu de retours et d'exigences sur la qualité du reporting environnemental. Pour les investisseurs engagés pour le climat, le label TEEC (Transition Énergétique et Écologique pour le Climat) à l'initiative du gouvernement français, représente un élément attractif. La France est ainsi le deuxième pays leader en gestion de fonds verts non cotés, derrière le Royaume-Uni et devant l'Allemagne. Ces trois pays concentrent également la majorité des projets d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique.

Dans cette démarche, la Commission européenne a mis en oeuvre un plan d'action sur la finance durable. Une nouvelle classification standardisée a été ajoutée, pour mieux orienter les flux financiers vers la transition énergétique et écologique. Les nouvelles obligations de transparence sur la prise en compte des critères ESG et de gestion des risques climat devraient inciter les investisseurs à redéfinir leurs stratégies vertes et leurs exigences en matière de reporting environnemental.

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Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
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