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En 2020, le Daf se fera encore plus fin stratège

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En 2020, le Daf se fera encore plus fin stratège
© Sergey Nivens - Fotolia

Les Daf abordent l'année 2020 avec confiance. Ils sont cependant conscients que les défis à relever seront nombreux : une gestion du cash plus poussée et un pilotage des KPI's toujours plus fin. Le tout dans un contexte de transformation des organisations. La gestion du temps sera clé !

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L'année 2020 s'annonce sous de bons auspices pour la fonction finance si l'on en croit le baromètre des DAF 2020 réalisé par ABV Group, Associés en finance, France Invest et SVP. Ainsi, 60% des Daf interrogés estiment que leur entreprise sera en croissance et un Daf sur deux anticipe que son entreprise augmentera ses effectifs. Côté résultats, là encore un Daf sur deux prévoit une hausse. Et 97 % prévoient soit une progression, soit au pire une stagnation.

Priorité au pilotage des KPI's

En 2020, les priorités de la direction finance sont un pilotage des indicateurs de performance (à 62,3%) suivi plus classiquement du contrôle et de la réduction des coûts (54,9%) et de la génération de cash (44,4%). Sans surprise, le pilotage des KPI's est un élément clé de la fonction finance et indispensable pour faire croître la compétitivité de l'entreprise.

Justement, la croissance du chiffre d'affaires et la rentabilité sont les priorités des entreprises en 2020 pour près de 60% des Daf. La transformation des organisations arrive en 3e position à près de 35% suivi de près par la transformation digitale (30%). Pour le Daf, désormais pas de réussite à attendre sans transformation des organisations, des processus et des modèles d'affaires.

Les RH, premier risque identifié avant les risques financiers

Quels sont les risques qui préoccupent les Daf? C'est une "petite révolution" estiment les auteurs du baromètre, car désormais les risques financiers n'arrivent qu'en 3e position. Le premier risque ressenti est celui de la perte de collaborateurs clés ou le défaut de recrutement des meilleurs profils. En 2e risque, ils pointent du doigt les projets IT qui dépassent les plannings prévus. Enfin, les risques d'image et de notoriété ou d'intégrité des collaborateurs semblent moins poser problème cette année et la cybersécurité n'arrive qu'en 4e position.

Une réflexion plus importante sur les fonds d'investissement

En 2020, les Daf miseront toujours sur l'autofinancement comme source de financement privilégié (à près de 69%). Vient ensuite le crédit bancaire (à 49,2%), un chiffre qui reste stable. Notons un fait nouveau : le fonds d'investissement arrive en 3e position (à 18, 2%). Soit deux fois plus que l'année précédente. Enfin, les Daf sont plutôt favorables au fonds de capital-investissement. Ils voient dans ces investisseurs financiers un levier pour accélérer le développement de leur entreprise.

En matière de trésorerie, la gestion du cash demeure la priorité (à 60%) et est en forte augmentation. Il est suivi à 40% par les investissements. Enfin, si près de 57% des Daf effectuent une évaluation régulière de leur entreprise, les 2/3 préfèrent la faire en interne sans accompagnement, tandis que 20 % font appel à un expert. Un recours extérieur probablement pensé pour anticiper une acquisition ou une cession puisqu'il faut une évaluation indépendante estiment les auteurs du baromètre.

Le manque de temps : premier obstacle à la réalisation des objectifs

Transformation digitale, multiplication des projets IT, ... le Daf doit être sur tous les fronts et se plaint du manque de temps dont il dispose. Il s'agit là du premier obstacle identifié comme un frein à la réalisation des objectifs 2020. Et parmi les activités chronophages identifiées figure en première place le reporting pour un quart des Daf, suivi de la participation à la stratégie de l'entreprise.

Parmi les autres freins pour la réalisation des objectifs 2020, les Daf citent le manque de budget et de compétences dans les équipes de leur direction. Le risque réglementaire et juridique remonte fortement cette année (extrêmement important pour 20 % des Daf, très important pour 30 %). Enfin, les craintes sur l'avancement de la transformation et l'engagement des équipes continuent également de progresser. Du côté du management des coûts, les Daf ciblent cette année en priorité les frais généraux (plus de 2/3 des Daf) puis les coûts sociaux. Des postes de coûts qui soulignent une plus forte implication des Daf dans une gestion de plus en plus fine pour gagner en compétitivité.

Enfin, concernant la loi Pacte, les Daf sont dans l'expectative. La majorité d'entre eux (59%) semble encore attendre pour se prononcer que toutes les mesures soient mises en oeuvre. Néanmoins, ils apprécient nettement la révision des seuils et la nouveauté concernant l'épargne salariale et l'actionnariat salarié.


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Marie-Amélie Fenoll

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