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DossierCloud : quel impact pour la direction administrative et financière ?

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7 - [Cas pratique] Mathon mise sur la flexibilité du modèle cloud

2014 sera une année déterminante pour Mathon, avec la migration de son infrastructure IT, hébergée en local, vers un cloud de type privé et public. Le but étant de gagner en flexibilité pour répondre aux contraintes de saisonnalité.

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Depuis sa création, l'entreprise Mathon hébergeait sa propre infrastructure dans deux salles spécialement dédiées aux serveurs (salles blanches). Société spécialisée depuis 25 ans dans la commercialisation d'articles de cuisine en VPC, puis sur le Web depuis quelques années, Mathon opère une bascule importante en 2014, avec le passage au cloud. " Une mutation qui s'inscrit dans le cadre d'une refonte globale du système d'information de l'entreprise (l'ERP, le site web, etc.) ", précise Guillaume Morlet, le DSI.

L'option choisie a été de faire migrer l'infrastructure vers un projet cloud hybride : il s'agit de pouvoir switcher entre du cloud privé, c'est-à-dire une infrastructure dédiée à Mathon, mais dans un data center appartenant à l'intégrateur APX, et du cloud public, grâce au prestataire Cloudwatt. " Ce principe nous permet d'avoir accès à des machines virtuelles à volonté, à la fois privées et publiques, en fonction de nos besoins ", souligne le DSI. Aussi, pour faciliter ce mixage entre cloud privé et public, une seule interface d'administration, via l'outil Plug 2 Watt, a été créée. Elle garantit la bonne répartition des machines virtuelles du parc informatique en fonction des types de données.

La Daf comme arbitre

Le rôle de la Daf est triple dans ce projet : conseil, analyse et soutien. " Si la DSI est clairement le pilote de ce projet capital, la Daf joue un rôle de contrôle et de supervision ", explique Cédric Lavignac, le Daf.

Les impacts de ce projet IT sont, quant à eux, d'ordre ­organisationnel pour la direction financière, avec un dilemme : l'entreprise devait-elle réinvestir massivement dans des serveurs pour remplacer ceux devenus obsolètes ou démarrer sur une prestation de services ? En retenant la seconde option, l'entreprise est désormais en mesure de répondre au défi d'une forte saisonnalité. " Le choix de ce cloud s'explique par un fort besoin de flexibilité sur le plan des ressources IT, sachant que les coûts de fonctionnement seront proportionnels à notre charge d'activité ", éclaire le Daf.

Si l'entreprise avait opté pour de nouveaux serveurs, elle aurait été obligée de surdimensionner son infrastructure : " Nous aurions investi dans une infrastructure adaptée et capable d'absorber des pics d'activité très importants. Grâce au cloud, nous allons pouvoir assurer le strict minimum pour les périodes d'activité moins importante, tout en ayant la capacité de mettre en marche des machines virtuelles supplémentaires, pour les périodes de forte activité ", explique le Daf. Autre avantage : le passage au cloud contribue à se prémunir des risques d'incidents majeurs : inondations, feu... et supprime les problématiques de sauvegarde sur bande.

Concernant les coûts, l'entreprise bascule sur un paiement de prestations de services tarifées en nombre d'heures et de puissance utilisée. " Jusqu'à présent, nous supportions des coûts (matériels, humains, énergétiques...) qui étaient dimensionnés par rapport à notre forte saisonnalité. Finalement, la force du mode Opex est de ne plus mobiliser les capitaux qui sont eux nécessaires en mode Capex avec, à la clé, un gain financier ", conclut Cédric Lavignac.

Jérôme Pouponnot

Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
rédactrice en chef

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