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Le Daf architecte de la donnée

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Le Daf architecte de la donnée

Désengagé de son rôle de simple producteur de la donnée dans les process de digitalisation, activité souvent chronophage, le Daf devient architecte de la donnée et gagne en envergure stratégique.

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Dans les processus de digitalisation des ETI-PME, 60% des Daf ne se contentent plus d'être de simples producteurs de la donnée, ils deviennent désormais architectes de celle-ci. Tandis que les daf producteurs de données financières représentent 31 % (baisse de 16 points par rapport à 2021), les Daf scientist, profils les plus digitalisés et dotés d'outils de BI, sont encore minoritaires et ne representent que 9%. C'est ce que révèle la 2e édition de l'Observatoire de la digitalisation ETI-PME 2022* sur les « enjeux, maturité et rôle de la Daf dans la transformation numérique des entreprises ».

Une mutation des profils

Dorénavant, les Daf structurent la donnée collectée grâce à la digitalisation de tout ou partie des process de l'entreprise afin de pouvoir organiser l'industrialisation et la digitalisation de la fonction finance.

"Le rôle des responsables financiers obéit plus aujourd'hui à une logique de déploiement des fonctions et par voie de conséquence à une externalisation de la production, impliquant une mutation progressive des profils", indiquent les auteurs de l'étude. Sans compter que le niveau de digitalisation apparaît comme attractif pour les Daf en herbe. Ainsi, 25 % des personnes interrogées considèrent que le niveau ou qu'un plan de digitalisation est un élément favorable pour attirer les talents.

Désengagés de la production de la donnée, les Daf gagnent en stratégie

Grâce à leur désengagement sur la production de la donnée, souvent chronophage, les daf gagnent en stratégie. Ainsi, 70 % des sondés ont déclarent être davantage impliqués dans la définition de la stratégie et du Business Model avec la direction générale. Entre 30 et 50 % des répondants ont indiqué cumuler au moins 2 fonctions et 10 % jusqu'à 4. Enfin, 50 % couplent leur rôle de Daf avec un rôle de DSI.

De fait, 39 % des Daf externalisent une partie de leurs fonctions, essentiellement la comptabilité, le reporting et la paye. Seul le contrôle interne demeure à l'écart. Il reste le processus le moins documenté, voire peu ou pas documenté pour 80 % des répondants, avec un suivi majoritairement réalisé sous Excel. De fait, 51% ont des attentes de digitalisation sur cette partie.

Au coeur des projets digitaux

Par conséquent, le niveau d'engagement de la DAF dans les projets digitaux a sensiblement augmenté : 24 % des répondants sont impliqués dans des projets inhérents à leur service (contre 18 % en 2021), et 49 % dans les spécifications du projet (contre 32 % en 2021). En revanche, seuls 16 % mènent une réflexion en amont dans le premier cas et 10 % les pilotent dans le second. Ce changement révèle des attentes sur l'évolution du métier de Daf, différence majeure par rapport à 2021, précisent les auteurs de l'étude.

Enfin, si seulement 33 % des répondants n'ont pas de plan de digitalisation formalisé, les principaux freins à la digitalisation se sont déplacés et mettent en évidence une conduite du changement poussive, un manque de compétences et de temps. Et seulement 25 % des Daf interrogées ont reconnu être force de proposition et avoir un rôle clé dans la communication avec les autres directions (contre 40 % en 2021).


*RSM, 6ème réseau international de conseil, audit et expertise comptable, a co-créé début 2021 avec la DFCG, Association nationale des directeurs financiers et Contrôleurs de Gestion, l'Observatoire de la digitalisation des ETI-PME, qui publie ce jour ses premiers résultats sur les « enjeux, maturité et rôle de la Daf dans la transformation numérique des entreprises ».


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