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Publié par Marie-Amélie Fenoll le | Mis à jour le
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Des cycles d'investissement trop courts

"L'impatience d'un financier court-termiste n'était pas compatible avec un métier comme le nôtre qui fonctionne par cycles, où la production et les prises de commandes sont souvent aléatoires. Il fallait trouver quelqu'un qui avait la patience et la passion de voir une entreprise grandir petit à petit et qui s'accorde du management déjà mis en place. Parce que dans une entreprise familiale comme la nôtre, le reporting c'est mon père qui passe la tête par la porte et qui dit : il reste des sous dans la caisse?", témoigne Pascal Piriou, à la tête du groupe du même nom basé à Concarneau en Bretagne et spécialisé dans la construction et la réparation navale. L'entreprise familiale qui "n'aurait pas osé franchir le pas de l'internationalisation en famille" a fait le pari d'ouvrir son capital en 2006 à des investisseurs extérieurs, quand la 2e génération dont est issu l'actuel président a repris les rênes de l'entreprise.

Ouvrir son capital à des investisseurs c'est aussi "confronter ses idées, décloisonner les secteurs. Avoir de nouveaux contacts au-delà des territoires", pour David Soulard, directeur général de Gautier, entreprise vendéenne de mobilier. Ainsi, "avoir un partenaire financier qui investit dans différentes typologies d'entreprises c'est très intéressant pour connaitre d'autres secteurs". Pour sortir l'entreprise de la cotation en 1999, il a fallu payer 128 millions d'euros. "Mon père a alors pris 3 LBO avec un remboursement qui court encore sur 5 ans dans l'idée de céder l'entreprise familiale à ses 4 enfants", explique un des fils, directeur général de Gautier. Aujourd'hui, le groupe exporte dans 65 pays et possède 120 magasins en propre.

Le plus gros challenge pour les dirigeants ouvrant leur capital, souligne Pascal Piriou, dirigeant du constructeur naval, est "d'accepter les taloches amicales, et de savoir jusqu'où on peut vous challenger de façon bienveillante". Mais un sujet demeure : celui du poids des taxes françaises notamment pour les entreprises qui investissent mais également pour celles qui transmettent.

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Marie-Amélie Fenoll

Marie-Amélie Fenoll

Journaliste

Journaliste depuis près de 6 ans, j’ai rejoint l’univers des achats et de la presse professionnelle en 2010. Un nouveau monde s’est ouvert à moi sur le [...]...

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