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L'ICO, un nouveau levier de financement à surveiller

Publié par Bénédicte Gouttebroze le

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Vers une bulle des ICO?

Depuis l'été 2017, il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne parle d'une nouvelle ICO. Cet engouement des porteurs de projet pour ce dispositif, souvent perçu comme un moyen d'obtenir de l'argent rapidement, serait-il le signe annonciateur d'une bulle? Les montants records levés via des ICO doivent être mis en regard avec l'envolée des cours du bitcoin et de l'ether. Le bitcoin, qui se valorisait à 2000 euros fin juillet 2017, dépasse aujourd'hui les 10 000 euros. Austin Hill, fondateur et ancien CEO de la société Blockstream, déclarait au mois d'août, dans une interview accordée au site VentureBeat, qu'"une grande partie des investissements viennent d'individus qui ont bénéficié de taux de rentabilité gigantesques sur Ethereum. En conséquence, ils se disent "OK, peu m'importe de placer des dizaines de milliers dans une nouvelle ICO". Ce marché artificiel ne pourra pas durer ainsi éternellement".

Tristan Colombet, pour sa part, se veut optimiste: "Sur les premières ICO, jusqu'à juin 2017, il y a eu des opérations avec des montants totalement décorrélés de la réalité du projet, jusqu'à 200 millions de dollars pour des fondations tout juste créées, sans équipe solide. Ces excès sont désormais bridés, les montants sont beaucoup plus raisonnables aujourd'hui et se rapprochent de ceux que l'on trouve dans les opérations plus classiques." Un point de vue nuancé par Alexandre Stachtchenko, pour qui "une majorité de l'écosystème blockchain souhaite que les ICO soient saines et qu'il y ait une régulation. Il y a souvent des arnaques, des projets nuisibles à l'écosystème à long terme. Les retours moyens des ICO sont démentiels, avec des multiplicateurs proches de ×8."

Il n'en reste pas moins que "la méthode fonctionne et est particulièrement innovante", insiste le cofondateur de Blockchain Partner, qui conseille aux Daf de PME d'identifier les use cases qui se prêteraient à l'ICO au sein de leur structure en fonction des guidelines qui seront publiées par l'AMF. "Il faut rester attentif aux évolutions de la régulation et veiller à bien s'entourer, en vérifiant l'expertise de ses conseillers ainsi que la reconnaissance dont ils bénéficient au sein de la communauté blockchain." Des structures telles que Blockchain Partner ou encore Chaineum, par exemple, peuvent assurer cet accompagnement.

Les 4 étapes de la levée de fonds de DomRaider

- Avril 2017: Rédaction du white paper (l'équivalent du prospectus d'introduction en Bourse qui fournit toutes les informations sur le projet: détails techniques, conditions spécifiques à la vente, contraintes réglementaires...). Préparation du plan de communication et création du site dédié (toute cette préparation s'effectue en collaboration avec les conseils juridiques et fiscaux).

- 16 août 2017: Début de la phase d'annonce et de prévente. Le projet est révélé via les réseaux sociaux propres aux ICO. Les grands investisseurs orientés sur les cryptomonnaies se positionnent avec des montants importants, en échange de remises négociées.

- 12 septembre 2017: Début de la phase de vente principale. Tous les souscripteurs peuvent acheter des jetons.

- 10 octobre 2017: Clôture de la vente. 560 millions de jetons, à mi-chemin entre l'action et le moyen de paiement, ont été vendus. Ils sont alors émis via un smart contract, qui gère la vie de ces derniers.

À noter: dans la plupart des ICO, l'ensemble des tokens sont émis dès le début de la vente, ce qui n'a pas été le choix de DomRaider. La démarche décrite ici est celle adoptée par DomRaider, chaque entreprise pouvant, tant que l'AMF n'a pas défini de cadre, mener son ICO selon ses propres règles.

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