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DossierQuand la fintech révolutionne la finance

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8 - [Retour d'expérience] Meninvest s'appuie sur la fintech pour lisser ses coûts de change

Ne pas subir les fluctuations des devises et profiter des mêmes conditions de change que les grands groupes auprès des banques est désormais aussi accessible à toutes PME travaillant à l'export, grâce à Kantox. Retour d'un utilisateur: David Lescure, Daf de Meninvest.

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> Quelles raisons sont à l'origine de votre collaboration avec Kantox?

David Lescure: Créée en 2010, Meninvest est la holding de Menlook, site marchand de vêtements de prêt-à-porter haut de gamme pour homme. Elle s'est rapidement développée, en dupliquant son site mais aussi en investissant dans des sites existants, à l'étranger, y compris hors de la zone euro. Au fil du développement des sites Menlook à l'international, l'encaissement en devises est venu impacter une part de plus en plus importante de nos revenus. Aujourd'hui, près de 70% de notre chiffre d'affaires est réalisé à l'étranger, et près du tiers de nos bénéfices se compte en dollars ou en livres. La question du change est donc rapidement devenue un sujet pour nous. Les taux de conversion et les services proposés par Kantox pour optimiser cette partie de notre business sont sans concurrent. Nous avons donc naturellement fait appel à eux il y a environ deux ans.

> Recourir à une fintech a-t-il répondu à vos attentes?

Oui. La souplesse et la recherche conjointe de solutions et de nouvelles poches d'optimisation sont la force des fintech dans leur relation avec leurs clients. Kantox ne déroge pas à la règle. D'une part, les tarifs pratiqués par cette fintech sont bien plus avantageux que ceux que nous aurions obtenus auprès d'une banque et, d'autre part, son utilisation est extrêmement facile. Et ce point est essentiel pour les collaborateurs de la direction financière qui utilisent cet outil quotidiennement.

> Vos équipes se sont-elles facilement approprié ce nouvel outil? Quel a été son impact sur les opérationnels?

L'utilisation est très simple pour les fonctionnalités de base et il n'y a pas de perte de temps particulière. Le change se fait même plus vite que via une banque traditionnelle mais nous n'exploitons pas suffisamment les autres fonctionnalités proposées par Kantox, notamment celles qui nous permettraient d'aller plus loin dans l'automatisation du change. C'est un de nos objectifs pour les mois à venir.

> Y a-t-il des points de vigilance spécifiques?

Bien sûr, l'empilement des outils, particulièrement dans une entreprise d'e-commerce, ne doit pas se faire sans vision globale. Autrement, l'édifice peut devenir instable. Travailler main dans la main avec l'IT et avoir une vision système cohérente à long terme est indispensable.

> Avez-vous recours à d'autres services de fintech?

Oui, nous utilisons Adyen pour l'encaissement, et Dataiku pour la business intelligence. Comme indiqué, il y a un risque à empiler trop de systèmes, qui ne sont pas nécessairement tous compatibles. Cela pourrait alourdir notre fonctionnement. Mais il n'est pas exclu que nous ayons recours à l'avenir à des outils de gestion comptable ou de gestion de cash qui sont, eux, des outils satellite qui ne s'ajouteraient pas aux autres.

Repères

Raison sociale: Meninvest

Forme juridique: SAS

Siège: Paris

Activité: holding financière

Création: 2010

Dirigeant: Marc Menase

Daf: David Lescure

Effectif 2015: 130 salariés

CA 2015: > 50 M€

Sophie Biri-Julien

Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
rédactrice en chef

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