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Solides dans leur trésorerie, les PME peinent dans le recrutement et leur digitalisation

D'après un baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode publié le jeudi 12 septembre 2019, les TPE/PME françaises confortent leur trésorerie, mais les difficultés de recrutement subsistent. Quant à la transformation digitale, elle se fait attendre.

Publié par Mathieu Viviani le - mis à jour à
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Solides dans leur trésorerie, les PME peinent dans le recrutement et leur digitalisation
© William W. Potter - stock.adobe.com

Les TPE/PME françaises maintiennent voire améliorent leur trésorerie mais peinent à recruter et opérer leur transformation digitale. Telles sont les trois informations à retenir du baromètre trimestriel " Trésorerie, Investissement et Croissance des TPE et PME " de Bpifrance Le Lab et de l'institut d'étude économique privé Rexecode.

Voyants au vert

Malgré un ralentissement de l'économie française et la légère augmentation des délais de paiement clients/fournisseurs, l'étude indique que ces trois derniers mois la trésorerie récente des PME" s'est nettement redressée ". Sur ce point, elles sont en effet plus nombreuses à déclarer une amélioration plutôt qu'une dégradation de leur trésorerie. La transformation du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en allègement de charge expliquerait cette tendance positive selon Bpifrance Le Lab et Rexecode.

Autre donnée allant dans le même sens : actuellement, les conditions d'accès au crédit restent aisées pour les TPE/PME tricolores, grâce à des taux d'emprunt historiquement bas. " Seules 18 % des entreprises ont rencontré des difficultés pour financer leur exploitation courante et 15 % pour leurs investissements ", révèle le baromètre.

Des recrutements toujours aussi difficiles

Si les indicateurs précédents sont de bon augure pour la croissance des petites et moyennes entreprises, un frein demeure : les difficultés de recrutement. 59% des sondés estiment que c'est un obstacle à leur activité. Il y a trois mois, ils étaient 57% à l'affirmer. On constate donc une hausse. Comparativement, le facteur concurrence n'est un frein que pour 41% des entreprises interrogées.

Virage digital serré

L'autre versant du baromètre fait un état des lieux sur la transformation digitale des TPE/PME tricolores. Comme premier chiffre intéressant, on note que 53% d'entre-elles déclarent avoir entamé cette transformation. L'organisation de l'entreprise est, pour 82 % des sondés, le champ central où s'opère ce changement. Notamment " dans la mise en place d'outils informatiques pour favoriser le travail collaboratif ou en associant les équipes opérationnelles au projet de transformation digitale ". Autres champs d'application cités : l'optimisation de la production (56 %) et la relation client (55 %).

L'étude nous informe également sur les principaux outils utilisés par les PME en cours de digitalisation : logiciel du suivi des activités (77 % y ont recours), le cloud (66 %) et les réseaux sociaux (70 %). Moins utilisés, le big data (19 %) et l'intelligence artificielle (14 %) sont quand même évoqués.

Parmi les 47% de dirigeants n'ayant pas encore pris le virage digital, 40% s'en justifient du fait qu'ils " ne se sentent pas concernés par le sujet ". Les 60 % restant ne se sont pas lancés par " manque d'intérêt ou de temps " ou parce qu'ils jugent que ce n'est " pas encore le bon moment pour l'entreprise ". Le manque de compétences en interne et la complexité du sujet apparaissent aussi comme des obstacles, complète le baromètre.

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