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Publié par Eve Mennesson le | Mis à jour le

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Rigueur et communication

Car même si les nouvelles technologies peuvent aider les auditeurs internes dans leurs missions quotidiennes, les compétences de ces derniers ne sauraient se réduire à une appétence pour les nouveaux outils. Des qualités de savoir-être sont également indispensables à tout bon auditeur interne. Capacité d'analyse, esprit critique, sens de la communication, courage, rigueur... Voici les "soft skills" que doivent posséder les auditeurs internes, selon Jean-Marie Pivard. "La déontologie personnelle doit être irréprochable", ajoute-t-il. Pour Sophie Joannes, senior manager division Finance de FedFinance, "l'auditeur interne doit savoir aller chercher l'information".

Le plus difficile est bien évidemment de réussir à gagner la confiance des équipes, afin de pouvoir réaliser ses missions sans entrave. "La difficulté de l'auditeur interne est de réussir à se faire respecter tout en étant assez ouvert pour que les gens n'hésitent pas à le solliciter", note Jean-Marie Pivard. La communication est donc clé. Élisabeth Aubineau semble avoir trouvé ce difficile équilibre : "Nous bénéficions d'une véritable écoute des dirigeants. Nous ne sommes pas perçus comme des contrôleurs qui pointent les erreurs mais nous construisons avec eux. Ils nous utilisent même parfois pour faire passer des messages au management", rapporte-t-elle.

Le recrutement, véritable nerf de la guerre

De telles qualités ne sont pas faciles à dénicher, surtout associées à des compétences techniques et à une appétence pour les nouvelles technologies. D'autant plus que les équipes d'audit interne connaissent un fort turnover : "Chez Aviva, nous ne devons pas rester auditeur interne plus de quatre ans, afin de ne pas revenir sur des risques déjà couverts. L'objectif étant d'apporter un nouveau regard afin que les recommandations évoluent", explique Elisabeth Aubineau. Par ailleurs, afin de couvrir l'ensemble des risques, les équipes d'audit interne sont multidiciplinaires, les profils sont variés, aussi bien en termes de formation, que d'âge ou d'expérience. L'objectif étant que les différents collaborateurs soient complémentaires.

Ce qui renforce la difficulté à recruter. "Le recrutement est le nerf de la guerre", insiste Elisabeth Aubineau. Même si l'audit interne est un métier passionnant, permettant de toucher toute l'organisation, les jeunes diplômés ne pensent pas forcément à se tourner vers cette fonction. Pour les attirer, les entreprises ont tout intérêt à se montrer innovantes en adoptant les technologies de pointe. Les nouveaux outils permettent donc à la fonction audit interne d'être performante à deux points de vue : en permettant aux auditeurs de contribuer à la croissance de l'entreprise et en attirant les meilleurs talents, notamment au sein des générations Y et Z.

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