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Actionnariat salarié : un levier de croissance méconnu des directeurs administratifs et financiers de PME non cotées

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Bénéfices multiples

Pour les 85 % de répondants "satisfaits" par ce choix, les bénéfices cités se conjuguent au pluriel : l'implication des salariés dans le fonctionnement de l'entreprise (77%), leur fidélisation (73%) et leur motivation (67 %). Autant de gains RH précisément recherchés par les répondants lors du choix initial d'un tel dispositif propre à améliorer le package salarial. Si une telle solution constitue également une source de financement supplémentaire intéressante pour l'entreprise " force est de constater que les PME non cotées sollicitent moins l'actionnariat salarié pour ce motif que les PME cotées ", déclare Olivier de Fontenay, en rappelant que le déploiement d'un tel chantier "constitue une occasion en or pour les dirigeants de mieux communiquer sur l'entreprise et ses projets de développement aux salariés".

Autre enseignement phare de l'étude : 40 % des entreprises françaises ayant ouvert le capital à leurs salariés l'ont proposé à plus de la moitié des collaborateurs. Dans 31% des cas, ce sont même la totalité des collaborateurs qui se sont vus proposer un dispositif d'actionnariat salarié par leur entreprise ! A l'inverse, un tiers déclare n'avoir ouvert son capital qu'à moins de 5% de ses collaborateurs, les cadres dirigeants en tête. Les actions ont été majoritairement vendues aux salariés concernées (64%), et payées au prix dans un cas sur deux (53%). 8% ont été attribuées gratuitement aux collaborateurs. "Les actions gratuites permettent notamment aux sociétés qui viennent de se lancer de définir une véritable politique de rémunération en différé ", poursuit Olivier de Fontenay.

Faire des efforts de pédagogie

Selon Rolland Nino, directeur général de BDO France : " L'actionnariat salarié favorise la croissance des entreprises mais ses vertus sont encore trop méconnues au sein des PME non cotées. Nous devons clairement consentir des efforts de pédagogie ! La nouvelle loi Macron, allégeant notamment la fiscalité entourant l'attribution d'actions gratuites et élargissant le champ des collaborateurs bénéficiaires des BSPCE, bons de souscription de parts de créateur d'entreprise, devrait permettre à l'actionnariat salarié de repartir à la hausse. A nous de convaincre les dirigeants ".

* L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 700 entreprises (de 20 à 1000 salariés) non cotées en bourse



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Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
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