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En 2017, pensez TCO mobilité

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Maintenance au forfait?

Après le carburant, la maintenance et les pneumatiques représentent le troisième poste de dépense du TCO. Là encore, l'optimisation est possible, à condition de sortir des sentiers battus. Les contrats d'entretien que proposent les loueurs restent compétitifs pour les petites flottes et leurs prestations affichent un bon rapport qualité/prix (en raison d'un sourcing rigoureux des prestataires, de chartes d'engagement sur la qualité de service...) mais ils incluent nécessairement une marge bénéficiaire. En outre, ils s'inscrivent dans une logique de forfaitisation des dépenses qui ne correspond pas toujours aux coûts réels pour chaque véhicule.

Ainsi la fourniture et le remplacement des pneumatiques, qui peuvent être facturés jusqu'à 30 euros par mois, reviennent parfois à payer jusqu'à trois fois le prix d'achat que l'entreprise aurait supporté si elle avait fait changer ses pneumatiques dans un centre auto. "Les grands comptes ont tout intérêt à gérer leurs dépenses à l'euro près plutôt que dans le cadre de forfaits, souligne Olivier Rigoni. Quitte à faire fleeter ces prestations par leur loueur." Moyennant des frais de l'ordre de 5 euros par mois et par véhicule environ, le loueur apporte une valeur ajoutée en donnant accès à un réseau de réparateurs de qualité ou en étant capable de gérer des incidents mécaniques complexes tels que la mise en jeu de la garantie constructeur en cas de panne ou de rupture d'une courroie de distribution par exemple.

Cependant, s'affranchir de ce type de forfaits nécessite d'organiser soi-même son planning d'entretien et de maquetter son budget en tenant compte de la fréquence des opérations courantes: remplacement des plaquettes de frein tous les 20000 kilomètres en moyenne, des amortisseurs après 80000 kilomètres ou encore de la courroie de distribution aux environs de 120000 kilomètres. En outre, il convient d'intégrer la fréquence des révisions préconisées par le constructeur. Dans le cadre d'un contrat de 36 mois et 90000 kilomètres par exemple, une petite révision sera à prévoir aux environs de 30000 kilomètres parcourus, une plus importante après 60000 kilomètres et une beaucoup plus conséquente vers 90000 kilomètres.

Si les loueurs travaillent avec les réseaux des constructeurs pour ces opérations, les centres auto proposent eux aussi ce type de prestations (avec le maintien de la garantie constructeur), notamment dans le cadre de contrats "full service" compétitifs. "Le gain est de l'ordre de 15 à 20% par rapport aux réseaux constructeurs", affirme Rodolphe Noulin, directeur flottes entreprises chez Speedy.


Norme Euro 6 et suivi de véhicules

Un défaut de suivi des véhicules est susceptible d'entraîner une dérive du TCO, voire des conséquences pour l'activité même de l'entreprise.

Ainsi, les nouvelles générations de moteur diesel (norme Euro 6) nécessitent l'adjonction d'Adblue, un additif dont le réservoir doit être vérifié et complété selon des intervalles fixés par les constructeurs pour chaque modèle. À défaut, lorsque le niveau d'Adblue est trop bas, l'électronique du véhicule empêche le démarrage, immobilisant le collaborateur là où il se trouve. Ici, non seulement le dépannage, la réparation et le recours à un véhicule de remplacement viendront dégrader le TCO, mais ils risquent de se solder par une perte de production pour le collaborateur victime de cet incident.

>> À lire aussi: "Tout comprendre sur le certificat qualité de l'air"

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Jean-Philippe Arrouet

Camille George,<br/>rédactrice en chef Camille George,
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