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Qui dit croissance, dit augmentation des dépenses : quelle stratégie de cost management adopter ?

Publié par le - mis à jour à

Dans un contexte de croissance forte, le poste dépenses ne peut pas être négligé. Mieux, il doit être repensé : en termes de vision, de traitement et de communication. Au cœur de ce changement : le Daf.

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L’OCDE et la Banque de France viennent de relever leurs prévisions de croissance pour la France : 6,8 % en 2021 et 4,2 % pour 2022. Une telle tendance est bien évidemment une bonne nouvelle pour les entreprises. Mais aussi un défi pour le Daf qui doit veiller à rationaliser les dépenses afin de garantir les marges. Repenser le sourcing peut s’imposer. Mais c’est toute la réflexion en matière de dépenses qui doit s’inscrire dans du long terme ce qui peut entraîner un changement dans la manière de les appréhender. Ainsi, la gestion des dépenses des collaborateurs, souvent perçues comme une nécessité tactique et donc comme une source d'économies de coûts, devra parfois (souvent) être traitée comme une opportunité stratégique pour la croissance de l'entreprise.

 

Différentes études révèlent que cela reste très difficile pour la plupart des entreprises. Pour une raison simple : Plus de la moitié des professionnels seniors de la finance n'ont pas la visibilité requise (sur ce point lire Business spending Report by Soldo).

 

Prérequis : définir ce qui doit être englobé dans la stratégie de management des dépenses et accepter d’envisager une dépense, soit un coût souvent imprévisible, en un levier favorisant la croissance.
 

Première étape : rationaliser le cycle de dépenses de l'entreprise (du paiement jusqu’au rapprochement), en rassemblant les données de dépenses à l'échelle de l'entreprise en un seul endroit, et en donnant aux décisionnaires les informations nécessaires.
 

Deuxième étape : adopter une politique de dépenses plus dynamique

Il n'y a rien de mal en soi avec les politiques de gestion des dépenses statiques mais, dans certains cas, leur rigidité et leur inflexibilité peuvent pénaliser à l’activité.

Les politiques dynamiques valident au sein de l'entreprise la nécessité de dépenser comme première étape. Ainsi, un dîner dans un établissement étoilé peut sembler excessif, mais la dépense peut être justifiée si la réunion a lieu avec un client à revenus élevés et génère un retour sur investissement positif.
 

Troisième étape : expliquer pourquoi plutôt que combien

Les stratégies de gestion des dépenses perdent souvent en efficacité en raison de l'accent mis sur la réduction incessante des coûts sans tenir compte de l'impact sur les opportunités de revenus.

Un moyen efficace de mener le processus est de fournir une vue en temps réel de l'impact des dépenses sur les revenus - à la fois pour l'employé concerné et la direction. Avec toutes les dépenses visibles au niveau de l'objectif commercial, comme une opportunité de vente ou une campagne de marketing, les employés dépenseront comme s'il s'agissait de leur argent, en tenant compte de l’impact sur les commissions potentielles ou les objectifs de pipeline.

 

 

Pour une vision plus large de la contribution des équipes finance à la croissance de l’entreprise, lire Semer les graines de la croissance : découvrez comment les équipes financières préparent l’avenir