Le DAF, un actif stratégique face à la crise

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La crise sanitaire a souligné le rôle des DAF pour maintenir l'équilibre financier de l'entreprise et maîtriser les risques. Pour Karine Picard, DG d'Oracle France, l'apport de l'ERP Cloud sera décisif pour aider à la décision dans un environnement économique instable et soutenir la relance.

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De nombreux observateurs estiment que le DAF a pris une nouvelle dimension pendant cette crise inédite. Partagez-vous ce constat ?

Ce rôle à la fois opérationnel et stratégique du DAF s'est révélé encore plus vrai durant cette crise, au cours de laquelle 75% des entreprises ont connu une baisse de chiffre d'affaires. Flux de trésorerie, cash, accès au capital, masse salariale... La vision à 360° des indicateurs financiers et la capacité de les piloter à distance avec agilité se sont avérées fondamentales. En véritable capitaine du navire, le DAF s'est chargé de gérer les urgences financières et de s'assurer que la machine continuait de tourner. Il lui a fallu prendre 10 fois plus de décisions que d'habitude, en 10 fois moins de temps et gérer des volumes de données gigantesques et imprévus. Dans une période incertaine, la gestion des risques a pris une dimension sans précédent dans la mission du DAF.

En pleine tempête, les ERP Cloud ont justement permis de piloter la fonction financière avec agilité. Pour autant, les DAF ne sont pas forcément tous équipés de la même manière...

La pandémie a été le premier test grandeur nature de l'état de la transformation numérique de la fonction finance. Elle a clairement démontré des différences de maturité entre les industries. Tous les DAF n'avaient pas les mêmes cartes en main pour réaliser simulations et prévisions, et ainsi prendre les bonnes décisions très rapidement. Les grands acteurs du retail ont à cet égard une longueur d'avance, ayant déjà engagé il y a 5 ou 6 ans une transformation de leur business model et une digitalisation de leurs processus financiers pour faire face à la mutation du commerce. Aujourd'hui, on le constate : toutes les entreprises doivent entamer cette transformation pour supporter leurs activités et se réinventer si nécessaire.

Et au-delà des bénéfices en termes d'efficacité et de coûts, le modèle de l'ERP nouvelle génération, c'est à dire "natif dans le Cloud", permet d'automatiser et d'accélérer les processus de gestion du cash et de la trésorerie, en capitalisant sur l'intelligence artificielle (IA) intégrée à ces solutions. Il faut tirer profit de l'innovation technologique.

Demain, comment les DAF vont-ils s'appuyer sur ces technologies pour soutenir la relance des activités de leur entreprise ?

À plus long terme, l'enjeu sera de gérer l'accès au capital : identifier où et comment investir au regard du business model de son entreprise. La visibilité qu'offre l'ERP Cloud couplé à la gestion de la performance d'une solution EPM sera précieuse au DAF pour mettre en place ses plans stratégiques, gérer les risques et monitorer l'activité. Le tout en bénéficiant de l'innovation continue procurée par le Cloud : IA, Blockchain, chatbots...

Jusqu'ici le DAF avait une vision très financière du budget. La crise a démontré que l'on ne pouvait pas fonctionner en silo : RH, supply chain, gestion des stocks, marketing... Pour prendre les bonnes décisions et allouer les bonnes ressources, au bon moment, le DAF doit collaborer étroitement avec toutes les fonctions de l'entreprise. Quand elles sont connectées à l'ERP Cloud, celui-ci devient alors un formidable vecteur de transversalité. C'est le coeur du réacteur.


Technologies émergentes : une contribution déterminante à l'efficacité des entreprises

Intelligence artificielle (IA), internet des objets (IoT), Blockchain ou assistants numériques : ces 4 technologies émergentes incarnent la révolution digitale en cours au sein des entreprises. Selon une étude* récente menée par Entreprise Strategy Group et Oracle auprès de 700 professionnels de la finance et des achats, 84 % des organisations ont déjà adopté au moins l'une d'entre elles. Avec à la clé, un impact radical sur l'amélioration de leur efficacité financière et opérationnelle lorsque ces technologies sont intégrées au coeur d'applications courantes telles que les ERP/EPM Cloud.

Une diminution des erreurs de 37 % grâce à l'IA !

Au-delà des opérations et de la supply chain, l'apport de ces technologies est en effet précieux pour améliorer la gestion financière et donc la résilience des entreprises. Les directions financières utilisant l'IA font ainsi état d'une amélioration d'au moins 30 % de leur productivité, de 32 % de la précision des prévisions et d'une diminution de 37 % des erreurs ! Ces résultats démontrent tout le potentiel que représente la suppression des tâches manuelles par l'intégration d'une automatisation intelligente au sein des processus, à l'heure où les entreprises doivent traiter un volume croissant de données. S'appuyant sur des algorithmes toujours plus puissants et des "bots", l'IA permet à 72 % des entreprises qui l'ont adoptée d'avoir une meilleure compréhension de leur performance globale. Elle aide aussi à réduire de 3,5 jours, en moyenne, les processus de clôture comptable.

Les assistants numériques augmentent quant à eux la productivité de 36 % et accélèrent de 38 % les délais d'analyse financière. Ces technologies sont ainsi vites rentabilisées. Au final, 65 % des répondants de l'enquête affirment que les chatbots, ou robots conversationnels, rationalisent les processus de prévision et de reporting.

Un virage technologique rendu encore plus nécessaire par la crise

En ces temps incertains, les entreprises attendent une valorisation plus rapide de leurs investissements. Et si les répondants de l'enquête considèrent que les technologies émergentes sont un atout majeur pour leur productivité et leur efficacité, ils sont deux fois plus nombreux à préférer utiliser des technologies d'IA pré-intégrées plutôt que de construire leur propre solution. En se projetant à un horizon de 5 ans, 83 % d'entre eux considèrent que l'IA pourrait automatiser totalement le processus de clôture comptable, et 77 % que la plupart des approbations financières seront automatisées. La transformation numérique semble bel et bien en marche...

*Dans 13 pays, auprès de 700 responsables

Pour avoir plus de détails sur les enjeux autour de ces technologies émergentes, télécharger les résultats complets de l'étude.

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