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DossierQuand le Daf pilote la DSI

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4 - Daf 2.0, 3.0...et le DSI dans tout ça ?

FEC, DSN, liasse fiscale mais aussi nouveaux usages collaboratifs, la direction administrative et financière entame sa transformation numérique. Qui ne doit pas se faire sans elle afin de s'assurer que les outils correspondent bien à ses besoins. Et cette transformation impacte le couple DAF/DSI.

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Réglementations d'un côté, obligations de se moderniser de l'autre... La Daf n'a plus le choix : sa transformation numérique est en marche ! Ne pas livrer de FEC (fichier électronique comptable), par exemple, peut le conduire à payer des amendes considérables, de plusieurs centaines de milliers d'euros. Et une fonction support qui ne propose pas à ses partenaires des plateformes collaboratives va pâtir d'une image poussiéreuse, loin de l'idéal du business partner.

DSI indépendante, rattachée au Daf, externalisée... Peu importe la configuration spécifique de l'entreprise : cette transformation numérique nécessaire requiert une réelle implication du Daf. Car déléguer de tels projets au DSI n'est pas la solution.

Le Daf, un maître d'ouvrage impliqué

Si la DSI est bien souvent rattaché à la Daf (dans 44% des cas selon un baromètre FedFinance/BDO élaboré lors du Congrès des Daf 2014), le Daf a parfois la tentation de la superviser d'un seul oeil -celui de la finance - et de laisser toute la partie technique aux services informatiques. Grave erreur ! Surtout en ces périodes de contraintes réglementaires fortes. " La DSN et le FEC sont des sujets techniques pilotés par la Daf. Son patron doit donc être en veille, légale et technologique ", note Nicolas de Larouzière, product manager Sage ERP X3. Sur les sujets qui touchent à son coeur de métier, il doit proposer les solutions techniques qu'il a repérées et les soumettre à la DSI. " Le Daf doit pouvoir choisir ses solutions informatiques en se basant sur les fonctionnalités de ces dernières ", note Stéphane Pimienta, président de l'éditeur LucaNet.

Jean-Marc Allouët, associé au sein du cabinet BDO

Sabine Derboux, directrice de mission au sein du cabinet BDO




Une fois l'outil choisi, pas question de se relâcher : " Il ne faut pas confier aveuglément les sujets qui touchent les processus internes aux seuls informaticiens : cela peut coûter cher pour que ça ne fasse pas ce que l'on aurait voulu faire ", souligne Jean-Marc Allouët, associé au sein du cabinet BDO. " Si le Daf doit s'entourer de personnes de la DSI qui ont une culture des process de l'entreprise, ce type de projet doit rester sous sa responsabilité ", insiste-t-il. Le FEC est pour lui le meilleur exemple : " Si le Daf n'impose pas le respect strict de la réglementation, les outils mis en place ne permettent pas de faire des FEC conformes ", constate sa collègue Sabine Derboux, directrice de mission au sein du cabinet BDO. BDO a même mis en place une cellule de gestion de crise FEC qui reçoit au moins 3 appels par jour.

Même son de cloche du côté du cabinet Taj. Pascal Seguin, avocat associé, dit " sauver " bon nombre de projets informatiques dans lesquels il existe des problèmes de paramétrages. " Les informaticiens n'avaient tout simplement pas les compétences pour savoir si l'application qu'ils avaient créée était conforme ou non à la réglementation ", analyse-t-il. Il donne l'exemple d'une entreprise dont la numérotation des factures n'était ainsi pas en accord avec la réglementation fiscale. " Il nous a fallu deux mois pour remettre les choses en état. Cette erreur aurait pu coûter 900 000 euros ", raconte Pascal Seguin, car une facture dont des mentions obligatoires sont omises ou inexactes peut être sanctionnée d'une amende de 15 euros... par inexactitude ou omission.


Eve Mennesson

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