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Les entreprises détenues par des fonds auraient amélioré leur CA de 9 % en 2011

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Les sociétés qui ont ouvert leur capital aux fonds du private equity auraient connu une croissance remarquable en 2011, selon Afic. Des statistiques à relativiser, car l'échantillon retenu ne représente que la moitié de la population totale du portefeuille des fonds.

Les entreprises détenues par des fonds auraient amélioré leur CA de 9 % en 2011

Les entreprises détenues par des fonds auraient amélioré leur CA de 9 % en 2011

Les entreprises accompagnées par le capital investissement affichent une croissance de plus de 9 % de leur chiffre d'affaires et de plus de 5 % de leurs effectifs en 2011, selon l'étude annuelle publiée le 19 décembre par l'Association des investisseurs pour la croissance (Afic), réalisée en partenariat avec Ernst & Young. Des chiffres qui surperforment largement la croissance atone de l'économie française et qui plaident donc très favorablement pour l'utilité du private equity.

À un bémol près : les 2 760 entreprises retenues dans l'échantillon ne représentent que la moitié des 5 405 entreprises détenues en portefeuilles par les fonds de capital investissement. Ces données partielles sont justifiées par la non-disponibilité des informations collectées sur une base déclarative auprès des membres de l'association. De là à déduire que les fonds de capital investissement font un tri sélectif en fonction des performances de leurs participations, il n'y a qu'un pas...

Pourtant, du côté d'Ernst & Young, qui réalise l'étude depuis 2003, on assure que la collecte des données a fait des progrès : " Grâce à de meilleurs taux de réponses exploitables, le nombre d'entreprises analysées dans le cadre de cette étude n'a jamais été aussi élevé ", indique Laurent Majubert, associé Ernst & Young Transaction Advisory Services, qui pointe toutefois " les inévitables disparités (notamment selon les stades de développement) ".


Des disparités par segment

Il est vrai que l'étude porte à la fois sur les start-up de forte croissance soutenues par un ou plusieurs fonds de capital-risque, les PME et ETI qui ont accueilli dans leur capital un fonds de capital-développement et les sociétés qui ont fait l'objet de LBO. Ventilées par segment, les sociétés de la catégorie capital-risque affichent un chiffre d'affaires et un effectif en hausse respectivement de 17 % et de 12,5 %, celles soutenues par le capital-développement progressent de 11,6 % en chiffre d'affaires et de 5,9 % en effectifs, et enfin les entreprises du LBO connaissent une croissance de 7,4 % en chiffre d'affaires et de 4,8 % en effectifs.


Le cap-dév surreprésenté

À noter que 88 % des 5 405 entreprises accompagnées à fin 2011 par le capital-investissement français, soit 4 771, ont leur siège social en France. 61 % sont implantées en région (hors Île-de-France), et notamment en Rhône-Alpes (12 %), ainsi que dans les Pays de la Loire (6 %) et dans le Nord-Pas-de-Calais (6 %). Parmi ces 4 771 entreprises françaises, plus de la moitié sont accompagnées par le capital-développement, un quart par le capital-transmission (LBO) et un cinquième par le capital-risque.

Retrouvez l'étude de l'Afic ici.

Mot clés :

Yousra Senhaji