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Les PME françaises se replient sur le marché domestique

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L'implantation internationale des PME et ETI a été durement impactée par la crise qui a provoqué un nombre important de fermetures de filiales étrangères et marqué un repli inquiétant sur le marché hexagonal.

Les PME françaises se replient sur le marché domestique

643 filiales à l’international ont été détruites par des PME et ETI sur la période allant de 2007 à 2009, signifiant dans la majorité des cas le retour au seul marché domestique, selon une étude publiée le 21 novembre par le cabinet Pramex International, et réalisée en partenariat avec l’université Paris-Dauphine. Ces fermetures de sites représentent 5 % du nombre total d’implantations étrangères de PME et ETI françaises recensées par l’étude sur la même période.

Des statistiques de mauvais augure pour les trois dernières années qui ont connu une aggravation de la crise, comme le constate le baromètre annuel de l’assureur Euler Hermès publié concomitamment, selon lequel “les PME, qui représentaient 75 % des entreprises exportatrices en 2010, ne représentent plus que 61 % de ces dernières en 2012”. Le nombre de PME exportatrices en France est ainsi passé de 120 000 à 95 000 de 2002 à 2012. Un chiffre à comparer aux 350 000 PME exportatrices en Allemagne en 2012 ! Par ailleurs, les primo-exportateurs sont en recul tant en termes de nombre que de taux de maintien : sur dix entreprises exportant la première année, seulement trois exporteront la deuxième année.

Une très mauvaise nouvelle, donc, pour l’économie française quand on sait que le principal levier de croissance pour les PME est à chercher hors des frontières de l’Hexagone, et même du continent européen. Les résultats des précédentes études menées par Pramex International ont en effet souligné le rôle-clé de l’internationalisation dans la dynamique d’innovation et de compétitivité des PME et ETI : les entreprises implantées à l’étranger augmentent en moyenne leur vente de 13 %, leur valeur ajoutée de 30 %, la création d’emplois de 8 %. Ces mêmes études ont ainsi calculé que 49 000 emplois pourraient être créés en France si toutes les PME et ETI qui en avaient le potentiel décidaient de s’implanter à l’international.