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Implantation dans les BRIC : attention à l'environnement fiscal et social

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Une implantation réussie dans les pays BRIC peut permettre une croissance exceptionnelle. Mais pour mener une telle opération avec succès, il est indispensable de ne pas ignorer les contraintes fiscales spécifiques de ces marchés.

Implantation dans les BRIC : attention à l'environnement fiscal et social

Brésil, Russie, Inde et Chine font rêver de nombreux investisseurs, pour qui ces pays représentent d'intéressants relais de croissance. Les analystes attendent cette année encore une surperformances de l'économie de ces pays par rapport à l'Europe. Les entreprises qui se sont implantées dans les BRIC recommandent toutefois une grande vigilance. « Il faut être particulièrement prudent par exemple sur la question de la due diligence », explique Frédéric Regert, directeur général adjoint Finances et Administrations de GL Events. Lorsque le groupe s'est installé en 2006, il s'est vu confronté à un poids fiscal très important. « Il y a énormément de taxes au Brésil, on en compte plus d'une quinzaine », explique-t-il. Ces taxes régionales se situent au niveau des différents Etats, et la fiscalité est donc différente entre Rio et Brasilia.

Une fiscalité qui peut monter jusqu'à 80%

La fiscalité concerne aussi les barrières douanières. GL Events, spécialisé dans l'événementiel, s'y trouve confronté dans le cadre des préparatifs pour la coupe du monde de football de 2014. Le groupe importe notamment des gradins pour travailler sur des extensions de stades. Sur de telles structures temporaires, la fiscalité peut monter jusqu'à 70% ou 80% du prix de vente de l'actif. Frédéric Regert recommande de savoir s'entourer d'experts fiscalistes compétents avant de se lancer sur de tels marchés : « Il y a énormément de déclarations à faire, il faut un niveau d'expertise assez haut ».

Une équation d'autant plus difficile à résoudre que le marché du travail est très tendu sur le plan social. « Les talents sont rares. Il y a peu de formations, et il est donc difficile de trouver de très bons financiers sur place », explique Frédéric Regert. En effet, l'explosion de la croissance du pays a engendré une forte hausse de la demande, et le taux de chômage est inférieur à 5% dans le pays. GL Events fait par ailleurs état d'un turnover très important. « Les gens peuvent quitter l'entreprise sans difficulté, il faut donc mettre en place une politique sociale qui permette de retenir les bons profils », recommande-t-il.