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43 % des ETI voient leur rentabilité se dégrader

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L'incertitude économique est devenue le principal frein à la croissance des ETI, qui font face à la baisse de leur rentabilité et de leur trésorerie. Leurs dirigeants attendent des mesures favorisant la croissance et souhaitent une stabilité des mesures fiscales.

La rentabilité se dégrade dans 43 % des ETI

La rentabilité se dégrade dans 43 % des ETI

Ils sont seulement 26 % à garder le moral, contre 28 % l'année dernière, au sujet de la conjoncture économique en France et en Europe ; mais 68 % des dirigeants d'ETI(*) restent optimistes quant à la croissance de leur propre entreprise (contre 84 % en 2011) : c'est ce que révèle la seconde enquête de PwC dédiée aux ETI, réalisée en juin 2012 auprès de 201 dirigeants d'entreprises de taille intermédiaire.

Parmi les principaux freins au développement de leur entreprise, ces dirigeants citent, en premier lieu, le manque de visibilité sur leur activité et le niveau des charges sociales. Le coût des matières premières arrive en troisième position.

La rentabilité se dégrade dans 43 % des ETI

42 % des dirigeants d'ETI déclarent avoir connu une progression de leur chiffre d'affaires au cours des trois derniers mois, mais 43 % d'entre eux (contre 26% en 2011) signalent une rentabilité en baisse. Le niveau de la trésorerie baisse également dans 34 % des cas ( contre 19% en 2011). Autre facteur d'inquiétudes, la progression des carnets de commandes et des investissements est deux fois moins élevée que l'année dernière. Quant aux recrutements, ils sont en baisse ces trois derniers mois dans 30 % des ETI.

Leur palmarès des mesures favorisant la croissance

Parmi les propositions faites par le parti socialiste lors de la campagne présidentielle, celles qu'ils estiment prioritaires pour relancer leur croissance sont la baisse des cotisations chômage pour les entreprises favorisant les emplois pérennes (CDI contre CDD ou intérim) et la création d'une banque publique d'investissement.  En revanche, ils jugent moins prioritaires la suppression de la TVA sociale ou le contrat de génération.

Enfin, plutôt qu'un taux d'imposition réduit, ils souhaitent une harmonisation au niveau européen en matière d'impôt sur les sociétés et une stabilité des mesures fiscales leur permettant d'anticiper.

(*) ETI : une entreprise de taille intermédiaire est une entreprise de moins de 5 000 salariés, et dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 milliard d'euros ou dont le total de bilan n'excède pas 2 milliards d'euros.