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Les DRH : Business and Human partner à l'avenir ?

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Attendus sur le terrain par les salariés, les DRH sont-ils en mesure de répondre à cette attente ? Pas évident si l'on tient compte de leur quotidien qui ne leur laisse guère le temps d'aller sur le terrain.

Les DRH : Business and Human partner à l'avenir ?

Les DRH aiment leur métier mais vivent sous pression, tandis que les salariés déplorent leur manque de proximité et leur raisonnement en masse plutôt qu'en individus. L'enquête menée par Cegos et qui vient d'être rendue publique sur les DRH est riche d'enseignements sur cette fonction, son ressenti et la perception qu'en ont les tiers intéressés.

Les salariés regrettent le peu d'importance du "H" dans l'intitulé DRH, les DRH aussi !

DRH  groupe, DRH filiale, DRH de PME ou RRH ont tous le même ressenti :  leur rôle de conseil sur le terrain auprès des salariés et des managers représentent 27 % de leur  temps (contre 13 % par exemple pour le rôle administratif) et ils s'y sentent totalement à l'aise.

Mais les DRH pensent être plus à l’écoute que les salariés ne le perçoivent puisque ces derniers leur reprochent d'être trop loin du terrain, trop soumis à la direction générale et de trop privilégier le business par rapport à l'humain.
Cette attente sur l'humain rejoint le souhait des DRH, mais leur quotidien est accaparé par les évolutions réglementaires qui leur posent beaucoup de difficultés (63 %). "Leur temps de travail semble monopolisé par la mise en place des accords (seniors, handicap…) que le législateur leur impose", souligne Annick Cohen-Haegel, manager du pôle RH de Cegos.

Une légitimité à mettre au service de leur volonté

Côté positif, les nouvelles lois et la crise ont donné aux DRH plus de légitimité auprès de la direction et des managers. Désormais installés comme business partner (70 % d'entre eux sont membre du comité de direction), les DRH ou manager RH sont avant tout satisfaits lorsqu'ils peuvent jouer un rôle de conseil sur les ressources humaines auprès des managers (55 %). Quoique revendiquant de ne pas hésiter à user de leur liberté de parole avec les dirigeants (79 %), plus d'un tiers déclare toutefois agir parfois contre son éthique.

Si plus de la moitié des salariés veulent que les DRH appliquent les accords signés, ceux-là privilégient une simplification du Code du travail (66 %) et moins de contraintes sur le contrat de travail (40 %), avec un objectif affiché : dégager du temps pour redimensionner leur fonction.

Certes, ces éléments peuvent laisser présager d'une fonction en mutation, qui sera centrée sur le stratégique et l’humain. Reste que le contexte économique ne leur en laissera probablement pas l'opportunité ...


Première radioscopie des DRH, Observatoire Cegos, juin 2012 ; réalisée en avril 2012 auprès de 300 DRH et 1000 salariés d’entreprises françaises de plus de 150 salariés (1)

(1) Précisons que du panel "salariés" ont été exclus les salariés managers et que côté DRH, l'enquête ne précise pas leur ancienneté dans leur poste actuel.