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N'ayez pas peur de votre reporting de credit management

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Enfin un reporting simple, lisible et qui sert à quelque chose ?...

Si votre credit manager sait travailler avec chacun des acteurs de l’entreprise, notamment les commerciaux qui vendent, les comptables qui comptent et les techniciens ou les logisticiens qui résolvent les litiges, alors vos chiffres doivent être bons.

Mais de quels chiffres parlons-nous ?
Le reporting de credit management doit permettre de piloter les trois objectifs de l’activité : aider au développement des ventes, sécuriser les encours, et être payé à l’heure. De plus, dès lors qu’il permet d’évaluer la bonne marche d’un service, le reporting doit aussi rendre compte de l’activité de l’équipe.

Démonstration.
1) Si vous faites apparaître les valeurs des créances en montant et en jour de chiffre d’affaires (DSO), n’oubliez pas d’en faire une analyse relative à l’évolution du chiffre d’affaires. Ah ? s’étonnent certains. Evidemment, affirment d’autres.
Exemple : Si les ventes s’envolent et que le poste client est stable, c’est bon signe, les nouvelles ventes auront été faites à délais courts, tandis que les retards auront été réduits. En revanche, si les ventes reculent et que le poste client grossit, c’est sans aucun doute une dérive des retards de paiement qu’il faut constater.

2) En matière de retards de paiement, la structure de la balance âgée est la plus parlante pour évaluer non seulement l’efficacité du process de relance, mais aussi le cash rapidement disponible.  Les petits retards, jusqu’à 30 jours, c’est de la non qualité, du cash facilement récupérable. Les retards moyens (30 à 90 jours), sont la base de travail d’une équipe de recouvrement par téléphone : il faut que ça baisse !
A partir de 90 jours, c’est l’antichambre de la perte. 

3) Les sécurités, assurances, credocs et stand by, garanties enregistrées, sont les seuls éléments qui permettent de savoir la part non risquée du poste client. Mais attention ! pas question de faire des sommes sans réfléchir. Une garantie sur un client n’est pas valable sur un autre.
Pareil pour les provisions pour créances douteuses.  

4) Et pour terminer, les chiffres du mois, qu’on établit par zone commerciale, par pays, ou par client, il faut bien les comparer à d’autres : ceux prévus, ceux du mois précédent et ceux du même mois de l’année passée. Evident ?
 
Quant à savoir comment travailler la réduction de la balance âgée, on en parle le mois prochain ?