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Veni, vidi, audi… au Congrès des Daf

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Daf maître du temps… de l'entreprise ? Ce pourrait être le fil conducteur des différentes interventions entendues lors du premier Congrès des Daf. Si la position de la fonction n'est pas encore très précise (copilote ou élément-clé), sa capacité à manier différentes temporalités est reconnue.

Le premier Congrès des Daf s'est tenu le 4 juillet à Paris.

Le premier Congrès des Daf s'est tenu le 4 juillet à Paris.

Signe de la nouvelle importance prise par la profession ces derniers temps, ce mercredi 4 juillet 2012 se tenait le premier Congrès des Daf à Paris. Avec 12 conférences pour se positionner au cœur de la stratégie d'entreprise, 22 ateliers pratiques dédiés à des questions métiers et 20 salons d'affaires, l'offre proposée était variée et dense. Mais c'est évidemment la conférence plénière dédiée à la question “Quel nouveau rôle pour les directions administratives et financières dans un monde en mutation ?” qui a constitué le temps fort de cette manifestation.

Le Daf, un “guetteur”

Cette conférence plénière s'organisait en deux temps dont le premier, le débat introductif “Sommes nous en 1932 ? Les Européens sont-ils en train de trouver la solution ?”, réunissait l'écrivain, économiste et philosophe, Erik Orsenna, ainsi que Dominique Seux, éditorialiste pour Les Échos. Tous deux ont clairement réfuté l'interprétation selon laquelle 2012 est un nouveau 1932 et ont « avoué » leur « credo en l'entreprise ». Dans un monde difficile à lire, ils ont assigné aux Daf le rôle de « guetteurs », « car résistants à l'immédiateté, ils sont capables de manier différentes temporalités », pour citer l'écrivain qui a publié une thèse sur la comptabilité publique. 

Une table ronde a suivi, où chacun des intervenants a manifesté son intérêt pour la profession et sa perception de son avenir. Parmi eux, Jérôme Haas, président de l'ANC (Autorité des normes comptables), qui milite en faveur d'un Daf innovant dans la recherche du financement, René Ricol, expert-comptable des plus éminents, Agnès Bricard, présidente de l'Ordre des experts-comptables, ou bien encore Philippe Braidy, président de CDC entreprises et FSI régions. Les représentants de la profession n'étaient pas oubliés avec Bernard Bradé, CFO Société Générale, Jérôme Lefébure, Daf de M6 et Anne Samak de la Cerda, Daf de l'entreprise LeGuide.com, accompagnée de sa p-dg, Corinne Lejbowicz.

La notion de temps a irrigué toutes les interventions, lesquelles se rejoignaient sur un point : la capacité des Daf “à appréhender les conséquences à long terme d'une solution opportune à court terme”, pour citer René Ricol. Mais c'est Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext, association professionnelle française indépendante représentative des valeurs moyennes cotées, qui a su le mieux captiver l'auditoire, notamment en déclarant que « la gouvernance, ce n'est pas la compliance » et en déplorant qu'au sein des boards d'institutions comme l'ANC et l'IASB (International accounting standards board), aucun représentant des valeurs moyennes ne siège.

Le baromètre DAF 2012

Enfin, signalons, durant cette conférence plénière, la présentation du baromètre DAF 2012, initié par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes et le cabinet d'audit et de conseil BDO. Le président du directoire de BDO, Michel Léger, a tenu à souligner certains résultats obtenus. Que 57 % des Daf répondent “la réduction des coûts” à la question “quels sont pour vous les leviers de croissance de votre entreprise dans les 12 mois à venir ?” est en effet percutant. Certes, plusieurs réponses étaient possibles, mais les autres choix majoritaires, ou presque (respectivement 51% et 49%), sont eux aussi des “leviers défensifs” : “améliorer la productivité et la satisfaction client”. 

Le clip vidéo du 1er congrès des DAF, avec les impressions d'Isabelle Butin, Daf dans la distribution et Béatrice Boiteau, National Business Manager chez Hays :