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RSE : le rapport Brovelli met en garde contre des règles inadaptées aux PME

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Les PME doivent s'approprier une démarche RSE selon les conclusions du rapport Brovelli-Drago, remis récemment au gouvernement. Le document appelle à la création d'un cadre réglementaire simple et d'outils adaptés.

RSE : le rapport Brovelli met en garde contre des règles inadaptées aux PME

Commandé le 20 février dernier par le gouvernement dans le but d'identifier les leviers d'évolution de la RSE dans l'économie et la société, le rapport de Lydia Brovelli et Xavier Drago sur la RSE a été publié le 13 juin. Ce document identifie 20 enjeux organisés autour de quatre grands axes : le développement d'une culture de performance globale au sein des entreprises, la possibilité de mesurer cette performance de façon fiable et pertinente, l'encouragement de l'investissement responsable, et la valorisation de l'ambition et du savoir-faire français à l'international.

Un développement qui reste aujourd'hui limité

Le rapport estime pourtant que les PME sont en capacité de s'approprier une démarche RSE spécifique à condition de leur offrir un cadre réglementaire simple et des outils adaptés d'aide à la décision. Les auteurs mettent en garde contre une " RSE au rabais " pour les PME, mais aussi contre l'obligation de respecter des règles définies avant tout pour de grandes entreprises, voire des entreprises de taille mondiale. " Il faut admettre que pour les PME le degré de formalisation des politiques ESG soit évidemment différent de celui des grands groupes dotés d'équipes internes spécialisées sur ces sujets ", souligne le rapport.

Création d'un label pour l'investissement responsable

De façon plus concrète, le document préconise la création d'un label ISR permettant de mettre en valeur les démarches de capital-investissement responsable, et dont les critères d'obtention tiendraient compte des spécificités de l'investissement dans les sociétés non cotées.

" Ce rapport va dans le bon sens. Il faut que les entreprises qui ont une bonne politique de RSE soient valorisées d'une façon ou d'une autre, quelle que soit leur taille ", estime Anne-Catherine Husson-Traore, la directrice générale de Novethic. " Le fait de faire le lien entre ISR et RSE est également une bonne chose, puisque les deux sujets sont étroitement liés. "

Selon une récente étude menée par Deloitte, 43% des DAF estiment accorder trop peu de temps au développement durable et à la RSE. " La direction financière est largement impliquée sur les sujets reporting et réglementaire RSE, qu'il s'agisse de mise en oeuvre ou d'implication dans le processus de contrôle ", souligne Deloitte.

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Antoine Pietri