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PME : Hausse des fonds propres, mais contraction des ressources en haut de bilan

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Si les fonds propres augmentent, c'est en raison d'un faible niveau d'investissement. Et le resserrement des ressources en haut de bilan incite les investisseurs institutionnels à renforcer encore leur rôle contra-cyclique de soutien à l'économie.

On constate une hausse des fonds propres des PME mais une contraction des ressources en haut de bilan

On constate une hausse des fonds propres des PME mais une contraction des ressources en haut de bilan

Certes l’état et le financement des PME françaises sont globalement stables et satisfaisants jusqu’à fin mars 2012. Néanmoins le 8ème rapport de l’Observatoire des PME d’Oséo fait apparaître des contrastes très marqués : prévisions de trésorerie négatives surtout dans les petites entreprises et tout particulièrement dans les secteurs de l’énergie et la construction ; relative faiblesse des demandes de financement pour cause de reports des décisions d’investissement, rentabilité et taux de marge à la baisse surtout pour les PMI…

Haut de bilan: le marché ne couvre pas la demande

Si les fonds propres dans le total du bilan des PME se renforcent, cela semble lié à une réduction de l’endettement à court terme. Quant aux ressources en haut de bilan, elles se resserrent selon le rapport qui fait état de deux éléments inquiétants : une troisième année de baisse consécutive pour la collecte de fonds des FCPI et un montant du premier investissement en contraction de 20 %. Point positif : la reprise des levées de fonds se confirme en 2011 même si la demande de capitaux est loin d’être couverte par le marché. Quant au capital-investissement français, il affiche toujours son dynamisme en injectant près de 10 Md€ dans près de 1 700 PME et ETI (record d’Europe en nombre d’entreprises). Enfin, les entrées en bourse ont repris un peu de vigueur en 2011… après des années 2008 à 2010 très basses.

Les PME et ETI en France

La France compterait selon ce même rapport 131 000 PME et 4 600 ETI ( à partir des catégories d’entreprise fixées par la loi de modernisation de l' Economie, dite LME, de 2008) avec en moyenne 25 salariés pour une PME contre 630 pour l’ETI.