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Le financement non bancaire davantage accessible aux ETI... et aux PME

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Émissions obligataires adaptées, fonds dédiés, appétit des investisseurs institutionnels... les sociétés de taille modeste ont désormais plus aisément accès aux ressources non bancaires.

Le financement non bancaire davantage accessible aux ETI... et aux PME

L'augmentation des ressources non bancaires dans le financement des entreprises (désintermédiation) n'est plus une mode, mais une tendance durable, selon une étude de bfinance (" Financement du SBF 120 : la désintermédiation gagne toujours plus d'adeptes ", publiée le 5 septembre 2013). De fait, pour les sociétés du SBF 80 (80 plus grandes sociétés cotées après celles du CAC 40), la part des financements obligataires, cotés ou privés, a augmenté de 11 points à 67 % entre fin 2010 et fin 2012, a calculé la société de conseil. Ce qui est vrai des entreprises de premier plan l'est aussi des ETI, voire des PME : elles ont désormais davantage accès aux ressources non bancaires, notamment au travers du placement privé (émission obligataire souscrite par un petit nombre d'investisseurs institutionnels) et des obligations cotées dites retail (accessibles à tous).

Des tickets réduits

Des entreprises comme Business & Decision (222 millions de chiffre d'affaires) ou Solucom (130 millions de chiffre d'affaires) ont levé respectivement 3,5 et 3 millions d'euros en 2012 en émettant des obligations à 6 ans, aux taux annuels de respectivement 6 % et 5,5 %, souscrites par le fonds Micado France 2018, qui a réalisé au total quinze opérations. Un autre fonds, Fédéris Core Euro Crédit 2018, de Fédéris Gestion d'Actifs, la société de gestion du groupe de protection sociale Malokoff Médéric, a investi dans seize entreprises, la plupart non notées, contre une rémunération moyenne de 4 % et pour des montants compris entre 10 et 20 millions d'euros. Fédéris a lancé un second fonds, doté de 336 millions d'euros, avant l'été. On évoque, par ailleurs, l'ouverture du nouveau PEA (PEA-PME) aux obligations émises par des PME et ETI, cotées ou non, mais rien n'a été officialisé de ce côté pour l'instant.