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Les entreprises incapables de chiffrer le coût de leur reporting financier

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Même si la majorité des entreprises dans le monde ont investi dans leurs systèmes de reporting financier, une étude publiée par Oracle et Accenture montre qu'elles devraient modifier leur stratégie d'investissement pour se prémunir contre l'augmentation des coûts et l'inefficacité de leurs systèmes.

Les entreprises incapables de chiffrer le coût de leur reporting financier

Les cordonniers sont les plus mal chaussés… selon une étude réalisée conjointement par Oracle et Accenture, 60 % des professionnels de la gestion financière (82 % en France) sont incapables d’identifier le coût total de leur reporting financier.

« Cette étude montre clairement que les entreprises ont parfaitement conscience que le reporting financier doit changer. La bonne nouvelle est que beaucoup d’entre elles agissent dans le bon sens en investissant dans de nouveaux systèmes de reporting. Il apparaît néanmoins que ces investissements sont aujourd’hui trop fragmentés et sporadiques pour avoir l’effet escompté », synthétise John O’Rourke, vice-président EPM Product Marketing d’Oracle.
Si la majorité des entreprises ont réalisé des investissements significatifs pour améliorer leurs processus de production des indicateurs financiers, ils ont souvent été faits de manière disparate. Conséquence, elles se retrouvent dotées de solutions inefficaces et souffrent d’un manque de visibilité, de qualité et de confiance dans leurs données financières. Outre l’augmentation des coûts et le manque d’efficacité des solutions mises en place, cette situation a pour conséquence le non-respect d’échéances internes ou externes.


Parmi ses principales conclusions, l’étude relève :
– La nécessité du changement : au cours des trois dernières années, 82 % (86 % en France) des entreprises interrogées ont modifié leurs processus de clôture, de publication et de reporting.

– Des investissements inefficaces : malgré ces investissements, les solutions de type tableurs et messageries sont toujours utilisées pour suivre et gérer le reporting au quotidien, ce qui laisse penser que les nouveaux investissements ne répondent pas vraiment aux attentes.

– Des coûts en augmentation et non maîtrisés : 21 % (14 % en France) des équipes de gestion financière ont constaté une augmentation des coûts des processus de clôture, de reporting et de publication des résultats financiers. Mais 60 % (82 % en France) des personnes interrogées ne connaissent pas le coût global de gestion et de publication des résultats financiers.

– Des défis persistants : la majorité des entreprises rencontrent toujours des problèmes importants. 68 % ( 52 % en France) déclarent ne pas disposer d’une bonne visibilité des processus de reporting, et 84 % ( 91 % en France) des responsables financiers estiment qu’ils peuvent difficilement contrôler la qualité des données utilisées pour la préparation du reporting.

- Une efficacité en baisse : 71 % des responsables financiers jugent leur efficacité limitée par le manque de fiabilité des données.

- Des échéances non respectées : 15 % (16 % en France) des entreprises internationales n’ont pas respecté certaines échéances de publications réglementaires, ce qui peut avoir un impact sur la valorisation de leurs actions.

Encore et toujours, les entreprises doivent donc continuer à investir pour piloter au mieux leurs résultats et leurs prévisions, d’autant que « les décideurs qui se montrent les plus satisfaits de la gestion des performances de leur entreprise sont également ceux qui s’appuient sur une vision : ils comprennent la stratégie de leur entreprise. Ils savent parfaitement quels indicateurs ils doivent surveiller », conclut Scott Brennan, directeur exécutif d’Accenture Finance & Enterprise Consulting Group.

Étude réalisée auprès de 1123 professionnels de la gestion financière d’entreprises de plus de 250 salariés dans 12 pays.
Toutes les données et conclusions de l’étude sur http://bit.ly/KacUof