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Fonction Finance : Planifier et prévoir dans une économie volatile et mondialisée

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L'environnement économique mondial s'est non seulement complexifié mais il est aussi devenu plus difficile à prévoir. Les chaînes d'approvisionnement et de distribution se sont globalisées au service d'une base clients devenue mondiale et les daf doivent désormais analyser les rentabilités au croisement de flux et de tendances mondiales.

Les ruptures technologiques et les accélérations économiques ont rapproché les continents et globalisé de nombreux marchés. Le monde ne s’est cependant pas aplani. Bien au contraire. Et comme l’expriment aujourd’hui nombre de dirigeants – directeurs financiers en particulier – les entreprises doivent désormais agir dans un monde qui met désormais à proximité immédiate nombre de précipices. Ecarts des taux de croissance, disparités des niveaux de développement, fluctuations des monnaies, barrières réglementaires, impacts de catastrophes naturelles et industrielles…

La fonction finance doit aujourd’hui fournir le prisme pour lire et anticiper des marchés divers et volatiles et permettre que se développent des stratégies d’adaptation. Elle doit appréhender les différences entre segments géographiques, entre niveaux de développement des consommateurs et faire émerger les bons scénarios par des modélisations et des outils de pilotage intégrant vision prévisionnelle et analyse de sensibilité.

Les entreprises peuvent par exemple développer des stratégies de croissance organique sur des marchés matures en se positionnant sur des produits innovants à fort contenu technologique que les consommateurs apprécient et achètent, formule qui a fait le succès d’Apple Inc notamment. A l’inverse pour aborder des marchés émergents, elles doivent prendre en compte le pouvoir d’achat réel des consommateurs et limiter innovations produits et dépenses marketing.

Ainsi attend-on aujourd’hui des fonctions finance qu’elles participent à l’identification des opportunités créée par cette diversité mondiale. Pourtant on constate que l’activité des directions financières est encore majoritairement orientée sur la préparation des données et non sur leur analyse et leur projection. Certes le coût de la fonction finance a considérablement baissé en 20 ans, passant de 2% à 1% du CA du fait des initiatives d’automatisation et de rationalisation des outils, mais la productivité des équipes finance reste insatisfaisante avec plus de 50% du temps passé sur des activités sans valeur ajoutée pour le pilotage.

La fonction finance doit poursuivre sa transformation pour être un des rouages de la croissance de l’entreprise dans un monde globalisé mais divers. Elle doit contribuer à traduire la stratégie au niveau local en orchestrant des processus de gestion axés sur le rendement et prenant en compte le contexte incertain. Elle pourra ainsi permettre aux dirigeants d’entreprise de prendre des décisions éclairées au fur et à mesure que les opportunités et les risques se présenteront à eux.