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Financer sa PME avec le crowdlending est-il plus cher ?

Publié par / Avec la Marketplace le | Mis à jour le

Passer par le crowlending coute, sur le papier, plus cher que par une banque. Et si la comparaison ne s’arrêtait pas là...

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Le crowdlending est de plus en plus utilisé par les entrepreneurs qui cherchent à financer sa PME pour accompagner leurs projets et leur croissance. Pourtant, les taux d’intérêt pratiqués par les plateformes, allant de 5 à 8% en moyenne et jusqu’à 11% dans certains cas, pourraient sembler rédhibitoires pour les PME face aux banques qui proposent des taux défiants toute concurrence autour de 3 à 4%. Mais toute la différence réside dans la façon dont va être traitée votre demande.

Financer sa PME sans apport de garanties, voilà la grande différence

Lorsque vous demandez un prêt à votre banque, pour obtenir un très bon taux, il vous faut apporter toutes sortes de garanties, allant même jusqu’à des cautions personnelles. A cela, vous pouvez ajouter la part de stress engendrée par ce type de montage !  Un tel engagement personnel sur un projet, dont la réussite sera plus que clé, peut devenir difficile à gérer pour un entrepreneur.

Lorsque vous passez par une plateforme pour demander un prêt, aucune garantie ne vous sera demandée. C’est là l’une des grandes souplesses apportées par le crowdlending. Ce type de financement ne tient compte finalement que du risque réel de l’activité de l’entreprise. Donc au final, le taux d’intérêt plus élevé rémunère le risque plus élevé pour les prêteurs.

Une analyse poussée pour déterminer le taux

Certes aucune garantie n’est demandée par les plateformes de financement d'entreprises, mais pour financer son entreprise, la transparence dans les comptes est nécessaire, car ce sont eux qui seront décortiqués par les analystes de la plateforme.  

Ainsi, chez Look&Fin par exemple, c’est plus d’une trentaine de critères qui sera examinés, afin de déterminer une note de risque allant de A à E (avec des graduations) pour chaque dossier. Parmi ces critères, il y  a les ratio financiers classiques comme Ebitda/chiffre d’affaires, la croissance de la marge brute, etc… mais il existe des critères plus qualitatifs concernant par exemples le caractéristiques du marché sur lequel le candidat emprunteur est actif  ou bien encore l’expérience du management.

Une fois la notation déterminée, le dossier peut bénéficier d’une bonification du taux qui sera appliquée, par exemple, en fonction de la récurrence du chiffre d’affaires ou à l’inverse d’un malus si l’entreprise est trop dépendante de certains clients. Une fois tous ces critères appliqués, une notation globale est alors déterminée qui permettra de proposer un taux d’intérêt au client, allant ainsi de 4,5% pour A+ à 11,5% pour E- pour des durées de prêts allant de 6 mois à 60 mois.

Des taux d’intérêt pas si élevés au final et qui s’expliquent

La plupart du temps, le  levé auprès des prêteurs via la plateforme sera complété par un crédit bancaire plus important et à plus long terme. En effet le crowdlending permet généralement un effet de levier auprès des banques ou clause de codébition pour obtenir des fonds complémentaires (c’est le cas dans 70% des opérations financées via Look&Fin par exemple). Dans ce cas la tranche de financement structurée auprès de la banque étant généralement moins onéreuse le coût global de l’opération pour l’entreprise, appelé également le coût moyen pondéré du capital, est limité.  

Par ailleurs, sur une période courte, la différence en terme monétaire entre un prêt bancaire et un prêt participatif a tendance à s’estomper. A titre d’exemple, la différence pour un financement amortissable de 100.000 euros sur 3 ans financé à 4% et le même emprunt à 7% l’an s’élève à 1.600 euros par an.

Finalement, passer par une plateforme de crowdlending ne coute pas vraiment plus cher si l’on compare bien l’ensemble des aspects qui peuvent être pris en compte. Sans oublier que le crowdlending est très rapide : il vous permet en moyenne d’obtenir les fonds recherchés en 15 jours, qui dit mieux ? Les entrepreneurs et les DAF peuvent dormir sur leurs deux oreilles sans stress inutile, portant sur l’avenir de leurs biens et de l’entreprise.

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