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La moitié des ETI familiales ont recours à un administrateur indépendant

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Les ETI familiales ouvrent de plus en plus leur conseil d'administration à des administrateurs indépendants mais les rémunèrent rarement ou mal.

La moitié des ETI familiales ont recours à un administrateur indépendant

Ouvrir son conseil à un administrateur indépendant commence à entrer dans les moeurs des entreprises familiales pourtant réputées plus rétives à l'exogamie de leur conseil d'administration. C'est ce que révèle une étude réalisée par l'association des administrateurs professionnels indépendants (Apia) auprès de membres du Family Business Network (FBN) et du syndicat des entreprises de taille intermédiaire Asmep-ETI.

Selon cette radiographie publiée le 2 décembre, le nombre d'ETI accueillant au moins un administrateur indépendant dans leur conseil a plus que doublé en dix ans : elles étaient moins de 20% en 2004 et sont près de la moitié aujourd'hui. Et sur les 52% d'ETI patrimoniales non pourvues d'administrateurs indépendants, 30% ont le projet d'en accueillir au moins un prochainement.

Des administrateurs bénévoles dans 42% des cas

Mes ces administrateurs indépendants, n'entretenant aucun rapport avec la société et exempts de tout conflit d'intérêt susceptible de biaiser leur indépendance de jugement, sont en moyenne bien moins rémunérés par ces ETI familiales que par de grands groupes ou des entreprises détenues par des fonds de private equity. Et encore, le temps consacré par l'administrateur indépendant à l'entreprise relève du strict bénévolat dans le cas de 42% des ETI répondant à l'étude. Seules 11% les rémunèrent plus de 1000 euros par journée travaillée, ce qui est considéré comme très insuffisant " par rapport au niveau de compétence requis par la loi et aux risques encourus " d'après les auteurs de l'étude.

Enfin, les ETI familiales sont aussi mauvais élèves en ce qui concerne d'autres pratiques de bonne gouvernance. Ainsi, " la majorité des conseils n'a pas de comités ad hoc et notamment de comité stratégique " et " l'obligation légale de réunion trimestrielle pour les sociétés à conseil de surveillance et directoire n'est pas toujours respectée ".