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La centralisation des liquidités n'est pas encore une réalité

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Le cabinet de conseil Redbridge vient de publier une enquête sur la centralisation de trésorerie en Europe. Il en résulte que la centralisation des liquidités à l'échelle européenne reste encore à construire.

La centralisation des liquidités n'est pas encore une réalité

Si les entreprises centralisent leurs liquidités situées en France, la centralisation des liquidités à l'échelle européenne est loin d'être une réalité. En effet, selon l'étude "Centralisation de trésorerie en Europe" menée par le cabinet Redbridge, 7 directeurs financiers sur 10 déclarent centraliser plus de 90 % de leurs liquidités situées en France mais ils ne sont plus que 3 sur 10 sur le périmètre de l'Europe, hors France.

Cependant, plus de 8 groupes sur 10 envisagent d'approfondir leur centralisation de trésorerie en Europe via l'intégration de nouvelles filiales, de nouveaux pays ou de nouvelles devises.

Cash pooling bancaire en tête

Pour les liquidités situées en France, la solution de centralisation favorisée par les groupes interrogés est le cash pooling bancaire physique automatique (51%). Une solution qui est complétée par d'autres méthodes : virements manuels (44%) ou encore virements d'quilibrage semi-automatiques gérés par le logiciel de gestion de trésorerie (TMS).

Pour choisir leurs prestataires, les directeurs financiers s'intéressent en premier lieu à la couverture géographique (29% la citent en premier, 61% dans les trois premières raisons), suivie de la simplicité de l'organisation proposée (45% la citent dans les 3 premières raisons) puis de la participation au financement du groupe (35%).

En ce qui concerne les cash poolings internes gérés par l'outil de trésorerie, les répondants soulignent l'impossibilité d'automatiser complètement la gestion du cash pooling (26%) : une ressource dédiée est donc souvent nécessaire.

Barrières fiscales et réglementaires

Interrogés sur les objectifs de cette centralisation, les responsables financiers mettent en avant la volonté de sécuriser le risque de liquidité (46% la citent en première raison) et de privilégier le financement intragroupe (36%). L'optimisation des intérêts créditeur / débiteur ressort comme le troisième critère le plus important (classé dans le trio de tête par 56 % des répondants).

Les principaux freins évoqués par les directeurs financiers à une centralisation plus accrue de leur trésorerie sont d'ordre fiscal (41% citent les contraintes fiscales en premier, 60% dans les deux premières raisons) mais aussi réglementaires (47% citent les contraintes réglementaires en première ou deuxième raison). Suit ensuite le coût de la structure et les ressources internes.

Pour cette enquête, le cabinet Redbridge a interviewé 75 directeurs financiers de grands groupes français entre le 5 et le 30 mars 2017