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Mission croissance pour les Daf en 2018

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Les Daf sont prêts à affronter la croissance en 2018. Dès 2017 et plus encore en 2018, ils ont alignés leurs priorités pour permettre à leur entreprise d'atteindre ses objectifs, d'après le Baromètre 2018 des DAF de SVP, Associés en Finance et ABV Group. Explications.

Mission croissance pour les Daf en 2018

Les priorités des Daf sont alignées sur les objectifs stratégiques des entreprises qui comptent miser, en 2018, sur la croissance de leur chiffre d'affaires, ex aequo avec l'amélioration de la rentabilité (64 %), selon le Baromètre 2018 des DAF, émanant de SVP, Associés en Finance et ABV Group, publié le 23 novembre dernier. " Conscientes de la fenêtre de tir qui se présente en 2018, les entreprises ont pour volonté de grandir par croissance interne, notamment grâce à l'innovation, mais aussi par croissance externe ", souligne José-Marie Jaeger, dirigeant d'ABV Group.

En effet, les investissements liés à l'innovation et au développement interne vont mobiliser la plus grosse partie des excédents de trésorerie (43,1 %) en 2018, et ceux dédiés à la croissance externe vont représenter 34,4 %, soit 21,4 % de plus qu'en 2017.
" Les Daf, dès cette année et plus encore en 2018, sont en ordre de marche pour accompagner leur entreprise sur le chemin de la croissance ", assure José-Marie Jaeger. Ainsi, l'an prochain, les directions financières vont concentrer leurs actions sur le contrôle et la réduction des coûts (54 %), le pilotage des indicateurs de performance (52 %) ou encore la génération du cash (48 %). L'intérêt pour ces questions est près du double par rapport à 2017, note l'étude.

Optimistes quant à l'avenir, les Daf ont, dès cette année, commencé à se préparer pour relever les défis qui se présenteront en 2018. Par exemple, en faisant évaluer leur entreprise, condition nécessaire en cas de croissance externe. Près de la moitié des Daf se sont, en effet, attelés à ce chantier en 2017, soit 20 % de plus qu'en 2016. L'évaluation est généralement réalisée en interne dans les PME.
" On sent que les entreprises sont dans les starting-blocks et prêtes à en découdre ! ", juge José-Marie Jaeger.

Seule ombre au tableau : la digitalisation, facteur de compétitivité intégré par les grandes entreprises, peine à s'imposer dans les plus petites. La transformation digitale n'est une priorité que pour 18 % des PME et 29 % des ETI, contre 47 % des grands groupes. " Le principal frein réside dans le manque de ressources et compétences internes ", estime José-Marie Jaeger.

Quant aux obstacles externes qui pourraient contrarier les plans stratégiques des entreprises tricolores ? L'environnement réglementaire, fiscal et social, répondent en choeur les Daf, quelle que soit la taille de leur entreprise. Suivent la concurrence et les ressources financières pour les ETI.