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PME et ETI: en 2017, les investissements offensifs repartent

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Euler Hermes vient de publier la quatrième édition de son baromètre sur l'investissement et la trésorerie des entreprises. Le constat est optimiste : deux entreprises sur trois vont investir autant ou mieux en 2017. et Surtout elles favorisent l'investissement offensif. Explications.

PME et ETI: en 2017, les investissements offensifs repartent

A en croire le baromètre Euler Hermes sur l'investissement et la trésorerie des entreprises, les nouvelles sont plutôt bonnes sur le front des investissements des entreprises : deux entreprises sur trois (68%) souhaitent investir autant ou plus en 2017. Dans le détail, 32% souhaitent investir plus qu'en 2016 et 36% autant.

Des différences sectorielles

Si 43% des entreprises souhaitent investir plus qu'en 2016 dans l'industrie des biens de consommation, elles ne sont que 19% dans le secteur des transports.

Un investissement offensif

Mais ces différences sectorielles ne doivent pas gâcher la deuxième bonne nouvelle du baromètre : cet investissement est en majorité offensif, à 53%. "Les entreprises augmentent leurs capacités de production, investissent dans la R&D et dans la croissance externe. Et sont moins dans un investissement défensif de renouvellement de leur capacité de production et de mises aux normes", observe Stéphane Colliac, économiste senior France et Afrique d'Euler Hermes.

27% des entreprises souhaitent augmenter leur capacité de production, 17% investir dans la R&D et de nouvelles activités et 9% pratiquer de la croissance externe. Soit un total de 53% v. 47% d'investissements dédiés au renouvellement et aux mises aux normes. Il y a là encore des différences sectorielles : le secteur des services et des biens de consommation pratiquent majoritairement de l'investissement offensif (respectivement 65 et 63%), et investissent notamment dans le digital, tandis que le transport opère un investissement défensif à 71%...

Un investissement stimulé par les débouchés

Autre bonne nouvelle - ce baromètre est décidément très optimiste - ces investissements sont motivés à 87 % par des perspectives d'évolution de la demande (contre 75% en 2015). Il s'agit surtout de perspectives domestiques (63% vs 24% à l'export).

Des perspectives de débouchés plus importantes notamment dues à une meilleure visibilité des entreprises sur leur carnet de commande, qui est en moyenne de 6,4 mois (vs 5 mois lors du baromètre de 2015). Un tiers des entreprises ont plus de 6 mois de visibilité (+11 points vs 2015), 10% ont même plus d'un an.

Si les investissements dus à de meilleures perspectives concernant les débouchés augmentent, l'endettement des entreprises ainsi que les conditions de financement n'ont plus un impact majeur sur les choix d'investissement (respectivement 17 et 16%). "L'endettement n'est plus vraiment un problème pour les entreprises", remarque Stéphane Colliac.

Un investissement soutenu par un faisceau de preuves

"C'est facile de dire que les entreprises vont investir davantage. Mais un faisceau de preuves montrent que cela est possible, avec ou sans soutien de la part du gouvernement", analyse Ludovic Subran, chef économiste d'Euler Hermes.

En effet, nous l'avons vu, les débouchés sont bels et bien là et les entreprises n'ont pas de problèmes de financement. Côté trésorerie, celle-ci s'est améliorée pour 41% des entreprises interrogées en 2016 et devrait s'améliorer en 2017 pour 39%. Même s'il reste des disparités sectorielles (la trésorerie des entreprises du transport et de l'agriculture se dégrade), la situation va mieux pour la plupart des entreprises.

"En 2015, les entreprises faisaient face à de gros problèmes de rentabilité et de visibilité sur leurs carnets de commandes. Elles se focalisent désormais sur le fait de mieux capter le consommateur et investissent donc plus. D'autant plus qu'elles ont, les années précédentes, mené tout l'exercice disciplinaire pour aller mieux", considère Ludovic Subran.

Méthodologie
S'appuyant sur ses 23 délégations réparties sur l'ensemble du territoire français, Euler Hermes a interrogé, entre janvier et avril 2017, plus de 1 000 PME et ETI françaises sur leurs intentions d'investissement, l'état de leur trésorerie et de leur carnet de commandes.