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Les responsables financiers français vis à vis du climat économique? L'heure est au réchauffement!

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L'optimisme des responsables financiers français a fait un bond de 13 points entre le dernier trimestre 2014 et le premier trimestre 2015, boosté par la politique monétaire de la BCE et la baisse du prix du pétrole.

Les responsables financiers français vis à vis du climat économique? L'heure est au réchauffement!

En France, le regain d'optimisme est l'un des plus forts constatés dans l'enquête éditée par la Duke University et Grenoble École de Management qui sonde les responsables financiers de 1000 entreprises européennes, américaines et asiatiques. En effet, il se situe dans la moyenne des pays européens avec une confiance située à 55,4 (sur une échelle de 0 à 100) alors qu'au trimestre dernier, elle était de seulement 42, à peine plus élevée que la Grèce (qui enregistrait 41,3) ou au Portugal (40,8). Mieux, le climat économique est perçu par les praticiens français comme étant encore plus favorable au niveau de leur propre entreprise (66,6), même s'il n'impacte pas encore leurs décisions d'investir puisque les dépenses d'investissement ressortent à la baisse en France (-6.5%), alors qu'elles sont à la hausse de +6.2% en Europe.

Cette frilosité s'expliquerait par un attentisme au niveau politique: 93% des responsables financiers français souhaiteraient plutôt voir des réformes structurelles, notamment sur le marché de l'emploi.

¼ des entreprises françaises projettent des acquisitions

Au niveau macro-économique en revanche, le contexte de taux d'intérêt bas et de reprise de la croissance stimule l'esprit de conquête des entreprises françaises puisqu'elles sont 23% à envisager d'effectuer une acquisition dans les 12 mois à venir. En outre, le coût de l'emprunt n'est plus considéré comme un risque par les DAF. Avec un bémol toutefois : seuls 23% des répondants européens estiment que la politique de la Banque Centrale Européenne sur les rachats de titres aura un impact positif sur l'économie et la croissance alors que pour 58% elle n'aura pas d'impact suffisant pour recréer de l'inflation et diminuer la pression à la baisse sur les prix de vente.

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Yousra Senhaji