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Les prix des PME françaises en hausse de 5%

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L'Observatoire de la valeur des moyennes entreprises du 1er semestre 2017 vient de paraître. En hausse de 5%, les prix des moyennes entreprises françaises sont proches de leur niveau record.

Les prix des PME françaises en hausse de 5%

Publié par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, en collaboration avec Epsilon Research, la nouvelle édition de l'Observatoire de la valeur des moyennes entreprises vient de paraître. Pour cette septième édition, il s'intéresse à la valeur des moyennes entreprises au 1er semestre 2017.

L'Observatoire s'intéresse aux opérations de fusion-acquisition des PME françaises non cotées de 15 à 50 millions d'euros de fonds propres

Attractivité retrouvée des PME françaises

Premier enseignement de cet Observatoire : les prix des moyennes entreprises sont proches de leur niveau record. Au premier semestre 2017, les prix des PME françaises sont en effet en hausse de 5%. A 8,4x EBITDA, ils se rapprochent de leur niveau de 2016, à 8,6x EBITDA.

Les prix des moyennes entreprises françaises progressent par ailleurs plus rapidement que ceux de la zone euro (qui ne progressent que de 2,3%). L'écart continue donc à se réduire et se situe désormais à 0,4x EBITDA, contre 0,8x EBITDA au premier semestre 2016.

" La valorisation en hausse des moyennes entreprises françaises démontre leur attractivité retrouvée par rapport à leurs homologues de la zone euro. L'amélioration de leurs perspectives de croissance, le retour de la confiance lié à la fin de l'incertitude politique autour de l'élection présidentielle et les réformes structurelles annoncées sont autant d'éléments d'explication " explique Jean Bouquot, président de la CNCC.


L'activité M&A des entreprises non cotées en petite forme

Si les PME françaises renouent avec l'attractivité, les effets de la reprise se font attendre du côté des fusions-acquisitions des entreprises non cotées et des introductions en bourse.

L'activité M&A des moyennes entreprises françaises est stable en volume au 1er semestre 2017 mais en baisse de 23% en valeur. Pourtant, le marché M&A français global est lui en hausse de 17% en valeur.

Par ailleurs, malgré la forte hausse des marchés actions (+16,4%), seules trois introductions ont été réalisées sur Euronext Growth Paris au 1er semestre 2017 (4 au premier semestre 2016). " Le renversement du sentiment des investisseurs envers la zone euro, et plus particulièrement envers la France à la fin du semestre, met un peu plus de temps à se matérialiser dans l'activité M&A non cotée et pour les introductions en bourse, cela est notamment lié à la durée de réalisation des opérations. On peut toutefois s'attendre à un rattrapage dans les prochains mois et donc à une forte activité des IPO et du M&A pour les valeurs moyennes " souligne Claude Cazes, président de la Commission Evaluation de la CNCC.


La fusion-acquisition portée par les acquéreurs industriel

L'activité de fusion-acquisition des entreprises non cotées reste majoritairement portée par les acquéreurs industriels (à 71%). Le niveau du capital-transmission reste quant à lui élevé (à 29%).

Les acquéreurs industriels les plus actifs ont été les acquéreurs français non cotés (75% des opérations). Les acquéreurs étrangers continuent à se retirer (22% au premier semestre 2017 contre 24% en 2016 et 76% en 2013) en même temps de des grandes entreprises cotées (24% contre 15% en 2016 et 52% en 2015). "Les groupes côtés ne se limitent pas au territoire national pour leurs opérations de croissance externe et ont davantage tendance à se tourner vers l'étranger ", analyse Claude Cazes.