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Les PME européennes mieux valorisées par les fonds LBO que par les industriels

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Les transactions portant sur les entreprises non cotées du mid market européen ont connu une hausse au troisième trimestre, à la faveur d'une meilleure santé de la zone euro. Mais les acheteurs corporate ont moins délié la bourse que les fonds LBO à l'affût de cibles attractives

Les PME européennes mieux valorisées par les fonds LBO que par les industriels

Le M&A européen a connu une nette embellie au troisième trimestre, avec un rebond des transactions de 87% en valeur et 37% en volume, selon l'indice publié le 12 novembre par la société de capital-investissement Argos Soditic portant sur le segment des entreprises non cotées valant entre 15 millions et 150 millions d'euros. Cette croissance est principalement tirée par l'activité des fonds LBO qui double par rapport au trimestre précédent. Après plusieurs semestres de faible activité, ces derniers semblent profiter de l'amélioration de l'environnement macroéconomique sur la zone euro pour reprendre leurs acquisitions. " Différents indicateurs positifs semblent confirmer la sortie de récession après six trimestres de repli et redonner progressivement confiance aux investisseurs. " commente Gilles Mougenot, président d'Argos Soditic Partners.

Les acquéreurs industriels en retrait

Au niveau des valorisations, les multiples payés par les acquéreurs industriels et par les fonds LBO ont connu au 3ème trimestre une évolution croisée : baisse de 9% à 6,1x l'EBITDA pour les industriels, augmentation de 4.5% à 7,0x l'EBITDA pour les fonds. Une dissymétrie qui s'explique d'une part par l'appétit des financiers sur un marché de pénurie avec un nombre d'actifs de qualité restreint, les opérations étant toujours concentrées sur les sociétés à plus fort potentiel, pour lesquelles la concurrence entre investisseurs reste vive. Et d'autre part, par un retrait du marché M&A des grandes sociétés européennes, qui ont continué de privilégier la croissance organique, moins risquée, ou les acquisitions dans les pays émergents, en plus forte croissance. Il faut enfin noter l'impact du repli du marché français avec des prix payés par les industriels en baisse de 22% sur les trois premiers trimestres 2013 vs. 2012.