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Investissements : les ETI plus frileuses que les PME

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En dépit d'une structure financière solide, les entreprises françaises devraient encore freiner leurs dépenses d'investissement en 2014. Et les ETI sont particulièrement attentistes comparé à 2013.

Investissements : les ETI plus frileuses que les PME

Seulement une entreprise sur cinq envisage une hausse de ses investissements en 2014, contre une sur quatre en 2013. C'est ce que révèle le baromètre Euler Hermes réalisé auprès de 800 PME et ETI françaises au cours du troisième trimestre 2013. Plus grave, l'étude montre que les ETI sont plus frileuses que les PME : une sur six seulement investirait davantage en 2014 contre près d'une sur trois cette année. En l'espace d'un an, la part des ETI envisageant d'investir autant ou plus que l'année précédente à baissé de 9 points à 38 %.

C'est avant tout le manque de visibilité et de débouchés qui freine l'investissement. Quatre entreprises sur cinq citent " l'anticipation de l'activité future comme principal déterminant de leurs décisions d'investissement, loin devant les conditions de financement (10 %) ou les aides publiques (10 %) ", souligne l'enquête d'Euler Hermes. Pour une entreprise sur trois, la visibilité sur son carnet de commandes est en effet inférieure à trois mois.

Investissement défensif

Si la décision d'investissement est en recul, sa qualité l'est également. En 2014, et pour la troisième année consécutive, une majorité d'entreprises (60 %) devrait privilégier l'investissement défensif. Cette tendance sera particulièrement significative dans les secteurs de la construction et du commerce. Au niveau des ETI, les secteurs des services et de l'industrie concentreront les trois-quarts de l'investissement offensif en 2014. " Cette prudence extrême sur les investissements semble être le chaînon manquant d'une vraie reprise en France ", estime Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermes.

Empilement du cash

Pourtant, les résultats de l'enquête montrent que les fondamentaux financiers des entreprises françaises restent solides. Celles-ci comptabilisent en moyenne 40 % de fonds propres, soit 3 points de plus que leurs voisines allemandes. Près d'une entreprise sur deux a stabilisé sa trésorerie en 2013 et une sur trois l'a améliorée. Pour Ludovic Subran, cette (trop) bonne gestion de la trésorerie révèle une focalisation des entreprises sur le court-terme. " Il est important de sortir de cette situation d'empilement du cash pour une vraie relance de l'économie. "