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La rémunération des cadres de la finance légèrement supérieure à la moyenne

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Selon la dernière étude sur les rémunérations individuelles du cabinet Deloitte, la rémunération globale des cadres de la finance est supérieure de 2,2 % à la moyenne des autres familles de métiers. L'audit se positionne nettement au-dessus du marché.

La rémunération des cadres de la finance légèrement supérieure à la moyenne

Sur un an, le salaire de base des cadres supérieurs de la finance a progressé de 2,5 %, selon la dernière étude sur les rémunérations individuelles publiée par le cabinet Deloitte. Il est intéressant de noter que l'augmentation est similaire pour les non-cadres de la finance (+ 2,3 %) ainsi que pour les cadres de premier niveau (2,6 %). L'étude, réalisée auprès de 370 entreprises privées (ETI, grands groupes), montre également que la hausse du salaire de base s'établit entre 2 et 3 %, quelle que soit la famille de métier (achat, communication, marketing, juridique, logistique...). " Les augmentations attribuées sont très proches d'un métier à l'autre et à niveau de responsabilité équivalent ", confirme Jean-Philippe Gouin, associé capital humain chez Deloitte. A noter que seulement 8 % des collaborateurs des entreprises interrogées n'ont pas vu leurs salaires augmenter.

L'audit se positionne nettement au-dessus du marché

Toujours selon l'étude du cabinet Deloitte, la rémunération totale des non-cadres de la finance est inférieure de 1,2 % à la moyenne des autres familles de métiers. Pour les cadres, la situation est un peu meilleure : leur rémunération globale est supérieure de 2,2 % à la moyenne. " Si l'audit se positionne nettement au-dessus du marché général (de 8 à 12 %), la comptabilité est en ligne avec le marché général (+ 3 %), tandis que le contrôle de gestion se positionne à + 5 % à même niveau de responsabilité ", détaille l'étude. Les critères différenciants d'une famille de métiers à l'autre tiennent principalement à l'âge et à l'ancienneté, variables selon les filières. " Le contrôle de gestion est en moyenne plus jeune que le marché de la comptabilité ", note Jean-Philippe Gouin.

L'écart entre les familles de métiers se réduit

D'une manière générale, l'écart entre les famille de métiers tend à se réduire depuis une dizaine d'années. " Cela tient essentiellement au fait que les entreprises ont une politique de rémunération qui vise à satisfaire une meilleure transparence et équité interne, mais également à la législation qui impose, à travail de valeur égale, un salaire égal ", analyse Jean-Philippe Gouin. Autre élément explicatif de cette homogénéisation salariale : " aujourd'hui, la mobilité entre les différentes filières de métiers est plus forte ". Ainsi, un tiers des arrivants au sein de la fonction finance proviennent d'autres filières. Et ceux qui quittent la fonction finance s'orientent généralement vers des postes de direction générale ou de direction de centre de profit.

Budgets d'augmentation à la baisse

Toutes filières confondues, Deloitte anticipe dans l'année à venir un recul des niveaux d'augmentation lié à la baisse du niveau de l'inflation. " Les entreprises sont prudentes en ce qui concerne leurs budgets d'augmentation, signale Jean-Philippe Gouin. Cependant, la part variable à tendance à augmenter. " Dans ce contexte, " les entreprises devront faire preuve d'imagination et mettre en oeuvre des moyens non financiers pour fidéliser leurs salariés : formations en développement personnel, culture de la reconnaissance, travail sur l'équilibre vie privée / vie professionnelle... ". Rappelons que la rémunération n'est que le quatrième facteur de départ d'un salarié après l'intérêt du travail, les perspectives d'évolution et le besoin de changer d'environnement.