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[Infographie] Absentéisme: 81% des entreprises ne compensent pas le surcroît de travail

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Le Référentiel de l'absentéisme vient de publier les résultats de son enquête 2015-2016. Le point en infographie sur les chiffres-clés de cette étude.

Près des 2/3 des entreprises déclarent qu'elles ont connu une augmentation de l'absentéisme entre 2009 et 2015, selon le dernier Référentiel de l'absentéisme. L'étude indique qu'il s'agit là "du taux le plus élevé d'entreprises confrontées à une hausse de l'absentéisme depuis la mise en place de cette enquête en 2013 (pour rappel, 53% en 2014)". Parallèlement, le taux d'entreprises qui ont réussi à faire baisser leur absentéisme au cours des 5 dernières années reste stable, à 19%.

Comment expliquer cette hausse marquée de l'absentéisme? Le livre blanc du Référentiel de l'absentéisme évoque la dégradation générale des conditions socio-économiques depuis 5 ans (intensification de la charge de travail, incertitude liée au chômage qui entraîne des arrêts maladie plutôt que des démissions), tout en rappelant que seule une reprise économique permettrait de déterminer s'il s'agit plutôt d'un phénomène durable, qui pourrait trouver ses causes dans la perte de sens et de valeur du travail, ou bien dans l'augmentation des facteurs de risques psycho-sociaux.

Des structures qui entretiennent la spirale de l'absentéisme

L'un des enseignements majeurs de ce livre blanc est que 81% des entreprises interrogées ne mettent en place aucune mesure pour pallier les absences, laissant le surcroît de travail induit par les non-remplacements à la charge des autres collaborateurs. Or, parmi ces sociétés, près des 2/3 (63%) ont connu une hausse de l'absentéisme au cours des 5 dernières années: l'absence de dispositif pour gérer le surcroît d'activité entraîne la création d'un cercle vicieux, où la charge de travail croissante provoque une réaction en chaîne d'absentéisme parmi les collaborateurs.

Du côté des mesures prises en amont pour limiter l'absentéisme au sein de l'entreprise, les contre-visites médicales restent la mesure la plus prisée des DRH: 73% y ont recours, loin devant l'entretien de réaccueil (38%) ou la formation des managers (35%). Pourtant, si l'on met en regard ces mesures avec l'évolution du taux d'absentéisme sur 5 ans dans les sociétés qui les ont appliquées (tout en gardant à l'esprit que ces actions ont pu être mises en place des années auparavant, mais aussi qu'un dispositif tel que les contre-visites médicales aura un impact dissuasif sur le court-terme bien plus que sur le long terme), la formation des managers semble avoir un impact plus marqué sur l'absentéisme que les contre-visites médicales, par exemple. Sur le long terme, la prévention sur le bien-être au travail serait donc plus efficace que les mesures dissuasives.