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Directions financières : la tendance est au gel des salaires et bonus

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D'après une étude de Robert Half finance et comptabilité, 72 % des Daf français indiquent que la tendance en matière de rémunérations au sein de leur département financier est au gel.

Directions financières : la tendance est au gel des salaires et bonus

La météo est au coup de froid sur les salaires et les bonus dans les départements financiers des entreprises françaises. C'est ce que révèle une enquête réalisée pour le cabinet Robert Half finance et comptabilité auprès de 2 431 Daf et Raf de 16 pays.

En décembre 2013, 72 % des répondants français ont indiqué que la tendance en matière de rémunérations au sein de leur département financier était au gel (contre 70,5 % en juin 2013). Conséquence, selon Robert Half : les Daf seront contraints de privilégier les profils dont l'expertise est la plus précieuse. " Il est essentiel de fidéliser les profils rares comme les contrôleurs de gestion opérationnels, les consolideurs ou des responsables comptables maîtrisant l'anglais, un ERP et dotés de compétences managériales avérées ", estime Bruno Fadda, directeur associé de Robert Half finance et comptabilité.

Le gel des salaires en France s'explique par le contexte économique incertain et la nécessité pour les entreprises françaises de contenir la masse salariale. Toutefois, la tendance au gel salarial est moins marquée au Royaume-Uni et en Allemagne où respectivement 42 % et 43 % des répondants tablent sur une augmentation des salaires dans les départements financiers. D'après l'étude de Robert Half, les financiers les mieux lotis sont en Chine où 70 % des Daf envisagent une hausse des rémunérations.

Contraction des primes et bonus

Du côté des primes et bonus, la situation est également à la contraction, bien que leur gel observe un léger recul entre juin et décembre 2013. " Toutes les entreprises n'ont pas les moyens d'octroyer de primes qui sont par définition, des variables d'ajustement ", note le cabinet Robert Half. En France, le gel prévaut dans 56 % des cas, la baisse dans 15 % et l'absence de bonus dans 11 % (soit le double par rapport à juin 2013). D'une manière générale, la politique de gestion des bonus est davantage individuelle que collective.

Pour Valérie Sablé, directrice associée de Robert Half finance et comptabilité : " Ces périodes d'incertitude peuvent être mises à profit (par les collaborateurs) pour engager une démarche de veille et de recherche de propositions de postes ".