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30% des entreprises se soucient du BFR tous les jours

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Grant Thornton publie les résultats de la 3ème édition de son étude sur le thème du Cash Management laquelle pointe que 53% des entreprises ont un reporting dédié à la mesure du BFR ( quotidien pour 20% d'entre elles mais mensuel pour 57%).

30% des entreprises se soucient du BFR tous les jours

La culture du cash commence à s'imposer au sein des entreprises. C'est un des enseignements de l'étude du groupe d'audit et de conseil Grant Thornton sur le thème du Cash Management. En effet, 72 % des dirigeants interrogés ont mené un projet d'amélioration de leur BFR au cours des 12 derniers mois, contre 54 % en 2013. Sur ceux n'ayant pas oeuvré en ce sens (28 %), 33% comptent le faire dans l'année à venir.


Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 15 450 personnes, principalement issues de PME dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions d'euros (60%). Les personnes sondées via un questionnaire à choix multiples sont en majorité des Daf (33%) ou des Pdg/Dg (29%).


Le BFR, une préoccupation du quotidien

84% des personnes interrogées se préoccupent du sujet du BFR au moins une fois par mois. 30% disent même s'en soucier quotidiennement. Une pratique largement répandue chez les ETI (chiffre d'affaires supérieur à 51 millions d'euros et inférieur à 500 millions d'euros) : pour 55% des dirigeants de ces sociétés, le BFR est une préoccupation quotidienne.

Une préoccupation quotidienne qui permet d'approfondir le sujet. Parmi les 72% d'entreprises qui ont mené un projet d'amélioration du BFR au cours des 12 derniers mois, 25% se sont attaquées aux trois composantes du BFR. De façon générale, le cycle Clients correspond au premier projet d'amélioration mis en oeuvre par les entreprises (72 %), le cycle Stocks se situant en deuxième position (56 %). Le cycle Fournisseurs est, quant à lui, pris en compte par seulement 47 % des entreprises.


53% ont un reporting dédié au BFR

Les 33% des sondés qui n'envisagent pas de mettre en place un projet d'optimisation du BFR sont pour la plupart des entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions d'euros (75 %). Les raison invoquées sont en majorité un BFR financé (50%) suivi d'un manque de temps (13%). L'étude pointe que ce recours au financement peut être expliqué par la non capacité de ces entreprises à évaluer un potentiel d'amélioration du BFR (79 %), l'absence de reporting de la performance du BFR (65 %) ou encore la non mise en place de bonnes pratiques sur les cycles BFR (en moyenne, 60 % n'appliquent pas les bonnes pratiques).

Notons cependant que 66% des personnes interrogées disent être en mesure de pouvoir estimer les gains potentiels liés à l'amélioration de votre BFR. 53% des entreprises ont un reporting dédié à la mesure du BFR (qui est quotidien pour 20% d'entre elles mais mensuel pour 57%).


L'emprunt pour générer du cash

Le recours a l'emprunt reste le principal levier pour générer du cash : 60 % des répondants le citent en première position, suivi du recours à l'actionnariat (20%).

D'autres leviers sont également envisagés pour générer du cash : accélération du recouvrement (cité par 100% des entreprises dont le CA est situé entre 100 et 250 millions d'euros), l'embauche d'un credit manager, la gestion des créances clients, le rallongement des délais de règlement fournisseurs et la baisse du niveau de stocks. Ces trois dernières alternatives sont envisagées par les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur ou égal à 50 millions d'euros.

" Le recours à l'emprunt semble facilité pour l'instant, du fait de taux relativement bas : le dirigeant devra cependant se montrer vigilant quant à la dépendance de sa société vis-à-vis de ses partenaires bancaires et de la capacité d'endettement de sa structure ", avertit Carl Civadiée, directeur de l'offre Cash Management chez Grant Thornton.