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Le credit manager plus valorisé dans l'industrie que dans les services

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Spécialiste de la relance clients et du contentieux dans les services, le credit manager se voit confier des missions à plus forte valeur ajoutée dans les secteurs industriel et de négoce.

Le credit manager plus valorisé dans l'industrie que dans les services

Si la première mission dévolue au credit manager est de déterminer la politique de crédit et la stratégie de prévention dans les secteurs de la distribution et de l'industrie, il n'en est pas de même pour le secteur des services, où la gestion des relances arrive en tête des missions du credit manager, suivie de la gestion du contentieux et du suivi des litiges. C'est ce que relève la dernière étude sur la gestion du risque client par secteur d'activité publiée récemment par l'association française des Credit Managers (AFDCC).

Cette disparité s'explique notamment par le fait que les effectifs dédiés à la relance sont plus importants dans les services dont les activités génèrent plus de factures. Pourtant c'est dans ce secteur que les équipes se sentent le plus sous dimensionnées. Ce paradoxe n'est pourtant pas justifié par la volumétrie moyenne par effectif puisque la taille moyenne d'un service de Credit Management dans le secteur des services est de 8 personnes, qui gèrent 13.200 clients avec un volume de 356.500 factures par an. Alors que pour l'industrie et le négoce, l'effectif moyen tombe à 7 personnes, qui gèrent 14.200 clients avec un volume de 345.100 factures par an.

Incontournable Excel !

Autre disparité sectorielle : 90% des entreprises définissent une limite de crédit sauf dans les services où elles ne sont que 53%. L'explication réside dans la difficulté pour une entreprise de services de déployer des limites de crédit bloquantes, puisqu'il est plus délicat de bloquer une compétence qu'une marchandise.

Par ailleurs, l'étude rapporte une évolution dans l'implication de la direction du crédit dans la stratégie cash de l'entreprise (35% vs 26% en 2014) même si les questions de financement restent toujours du ressort des trésoriers. En revanche pas de changement notable dans la mainmise des commerciaux sur la négociation des conditions de paiement. A noter que près de 20% des credit managers gèrent aussi le risque fournisseurs. Enfin, technologiquement parlant, les credit managers sont à la pointe puisque malgré l'usage répandu de l'ERP et des progiciels spécialisés, 50% des répondants restent fidèles à Excel !

Mot clés :

Yousra Senhaji